Un coup de main important pour les 12 heures d'endurance

Sur la photo: April Neashish-Petiquay, Marc-Aurèle Bellemare, Dana... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Sur la photo: April Neashish-Petiquay, Marc-Aurèle Bellemare, Dana Bouchard-Wimpory, coordonnatrice du programme, Annie-Sophie Neashish-Petiquay, David Duchesneau, directeur des 12 heures d'endurance de La Tuque, Mary-Ann Neashish-Petiquay. Absent: Jean-Simon Neashish-Petiquay.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Ils sont cinq, ils sont autochtones et ils sont âgés entre 18 et 24 ans. Les jeunes participants au programme de réinsertion socioprofessionnelle, Jeunes autochtones en action - Amiskw chapeauté par le Centre d'amitié autochtone de La Tuque, donnent un coup de main aux préparatifs pour les 12 heures d'endurance qui se tiendront ce week-end afin d'acquérir de nouvelles compétences.

«Ce sont des jeunes qui proviennent du chômage, de l'aide sociale, des jeunes décrocheurs... Peu importe, ce qu'ils veulent, c'est retourner sur le marché de l'emploi ou retourner aux études», explique celle qui coordonne le programme, Dana Bouchard-Wimpory.

Il faut dire qu'il s'agit d'un programme volontaire. Les jeunes ont décidé eux-mêmes de s'impliquer. Amiskw désigne un castor en langue Atikamekw. Les participants se joignent au programme pour construire leur vie comme les castors construisent leur hutte.

Sur le terrain, ils aident au montage et au démontage du site par diverses tâches. Un coup de main très apprécié par l'organisation de l'événement.

«C'est vraiment une belle découverte. Ils sont travaillants, ça avance bien. C'est impressionnant ce qu'ils font. Si le programme est là pendant 10 ans, on va les prendre pendant 10 ans assurément. [...] Ils viennent la fin de semaine. Ce sont des travailleurs acharnés!», soutient David Duchesneau, directeur de l'événement.

Même si le programme se fait volontairement, il y a toutefois des règles à respecter. Les jeunes doivent faire un minimum de 20 heures par semaine. Ils doivent également participer à différents ateliers.

«C'est très personnalisé aussi. On vise le développement des compétences. Parfois, ce sont des jeunes qui n'ont aucune expérience de travail. C'est beau dans un c.v. d'avoir travaillé pendant 27 jours au montage et au démontage du site des 12 heures, j'ai été bénévole à la Coop. Quand tu n'as pas d'expérience de travail, mais que ta liste de bénévolat est longue, ça démontre que tu es travaillant.»

Les jeunes du programme s'impliquent également ailleurs, et ils sont ouverts aux nouvelles opportunités. Dana Bouchard-Wimpory est aussi sur le terrain avec sa troupe. Elle veut prêcher par l'exemple.

«Je participe à tout avec eux. Je pense que de donner l'exemple est la meilleure façon de faire. Je pourrais être assise dans mon bureau, mais ce serait le pire à faire. Dans tous les plateaux, je suis là avec eux. Si des gens sont ouverts à avoir un plateau et à nous accueillir, on est prêts», assure-t-elle.

D'ailleurs, son travail de terrain lui a permis de voir l'évolution des participants. Elle peut même affirmer aujourd'hui que certains d'entre eux sont prêts à prendre la direction du marché du travail.

«On voit l'évolution de ces jeunes-là! Le programme existe depuis près de 10 ans. Moi, c'est ma quatrième année et j'ai vu beaucoup de réussite. Le programme est très peu connu, mais on gagne à se faire connaître. On a vu beaucoup de gens entrer sur le marché du travail et retourner à l'école», confie Dana Bouchard-Wimpory.

Les principaux intéressés, quant à eux, confirment que le programme a su les aider. «C'est vraiment le fun, et ça nous aide vraiment. Ça fait deux ans que je cherche un job et que je n'y arrive pas. Je pense que ça va m'aider et qu'avec son aide je vais y arriver», lance Annie-Sophie Neashish-Petiquay, 20 ans.

Son collègue Marc-Aurèle Bellemare est lui aussi convaincu que ce qu'il a acquis va l'aider.

«J'ai fait des stages un peu partout et je crois que j'ai ramassé ce que j'avais à ramasser comme expérience», a-t-il conclu.

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