Club nautique latuquois: «On n'a plus le choix, il faut faire quelque chose»

La Ville de La Tuque a tenu, mercredi... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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La Ville de La Tuque a tenu, mercredi soir, une assemblée de consultation sur le projet concernant un immeuble du Club nautique latuquois.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) La Ville de La Tuque a tenu, mercredi soir, une assemblée de consultation sur le projet concernant un immeuble du Club nautique latuquois.

Les promoteurs ont présenté leur projet d'aménagement d'une nouvelle rampe de mise à l'eau et de bonification de l'offre de services à la marina, projet qui suscite beaucoup de réactions des résidents de la rue Laflèche, située à proximité de la marina.

La rampe de mise à l'eau actuelle de la marina est située du côté nord du plan d'eau mais les promoteurs veulent la ramener du côté sud où se trouve le bâtiment d'accueil.

Selon les promoteurs, le moment est idéal puisque la rampe nécessite des investissements majeurs. De plus, les terrains aux abords de la rampe ont été vendus, ce qui complique la vie aux utilisateurs pour le stationnement notamment.

«C'est un non-sens de mettre son bateau à l'eau dans un endroit, de stationner ailleurs et de revenir chercher son bateau à pied quand tu es seul», lance d'entrée de jeu Yanick Issa, président du Club nautique latuquois.

«On ne veut pas que le quartier se retrouve avec une problématique de circulation. [...] Les terrains ont été vendus du côté nord, on n'a plus le choix, il faut faire quelque chose», explique-t-il.

De plus, les promoteurs veulent bonifier l'offre de services de la marina. Ils veulent, entre autres, ajouter de la restauration, avoir une terrasse saisonnière, ajouter des quais et construire un nouveau bâtiment pour le service d'entreposage de petites embarcations non motorisées.

Ils veulent également pouvoir louer la salle et être en mesure d'organiser des événements 12 mois par année.

«La location c'est un moyen de financement. On arrive à peine à faire nos frais, avec les taxes, l'entretien du bâtiment, le chauffage...», explique le président.

Pour aller de l'avant avec son projet, le Club nautique latuquois devra toutefois respecter de nombreuses conditions établies par la Ville. Il devra, entre autres, assumer les travaux de démantèlement de la rampe de mise à l'eau située du côté nord, s'assurer de l'accessibilité de la nouvelle rampe pour l'ensemble du public, garantir le libre accès à la mise à l'eau pour les petites embarcations nautiques non motorisées.

Les promoteurs devront également, à leurs frais, faire l'acquisition d'un terrain pour faire changer le sens unique en une allée d'accès à double sens conforme à la réglementation municipale. Cette allée devra être pavée ou gravelée.

Le stationnement du parc Sévère-Scarpino devra servir pour les véhicules avec une remorque et le stationnement en avant de la marina pour les petits véhicules.

De plus, le Club nautique devra céder à la Ville de La Tuque l'ensemble des infrastructures et équipements reliés à la marina advenant que celui-ci cesse ou abandonne ses activités d'opérations.

Le projet a fait réagir les gens qui demeurent à proximité qui, en plus de faire connaître leurs différends avec la marina, se sont opposés à presque tous les points du projet. D'ailleurs le greffier de la Ville, Jean-Sébastien Poirier, a dû à plusieurs reprises ramener le débat sur la raison de l'assemblée.

«On n'en veut pas de restaurant, on est dans un quartier résidentiel. Une terrasse non plus. La location de salle non plus, ça amène du bruit et ça augmente le trafic dans le quartier. Des canots et des kayaks, ils peuvent en louer j'ai pas de problème avec ça. La collaboration avec d'autres événements, c'est du ''pétage de broue''. Ils peuvent ajouter des quais s'ils veulent, mais leur machine à pression pour le lavage ça ne me tente pas de l'entendre», a commenté un citoyen de la rue Laflèche.

De plus, un résident a déposé une pétition à la Ville signée par 48 personnes qui demeurent sur la rue Laflèche, la rue la plus proche de la marina.

«Notre but, c'est d'essayer de sortir du quartier et non de rentrer dedans et de déranger les gens», a répliqué M. Issa.

Certains citoyens ont quand même demandé des modifications aux conditions, notamment que la baignade ne soit pas interdite. Les citoyens préfèrent la baignade «à vos risques». Un autre a demandé d'étudier les prix de la réfection de la descente du côté nord. Il a également été demandé d'inscrire la gratuité de l'accès pour les petites embarcations non motorisées et de porter une attention particulière à l'aménagement paysager et au reboisement.

La Ville devra analyser ces demandes et apporter des modifications au projet s'il y a lieu pour la suite des procédures. Les citoyens pourront demander la tenue d'un registre, il faudra 12 signatures entre le 24 février et le 3 mars.

«On ne sait pas ce qui va se passer, mais on ne s'est pas fait d'attentes alors on ne peut pas avoir de déceptions dans ce temps-là. Je ne m'attends à rien. J'ai fait mon possible», a conclu Yanick Issa.

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