«Ça fait longtemps que les premières nations attendaient cette enquête»

Le grand chef du CNA, Constant Awashish.... (Audrey Tremblay)

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Le grand chef du CNA, Constant Awashish.

Audrey Tremblay

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(Collaboration spéciale) L'annonce du lancement de l'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées a été saluée en Haute-Mauricie par le Conseil de la nation atikamekw (CNA) et le Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT).

«C'est évident qu'on est content. Ça fait longtemps que les premières nations attendaient cette enquête», a affirmé le grand chef du CNA, Constant Awashish.

«C'est un problème qui ne date pas d'hier. Ça fait longtemps que les gens sont conscients de la situation et savent qu'il y a quelque chose qui cloche en arrière de tout ça», a-t-il ajouté.

Même s'il soutient que dans les communautés atikamekws le problème est moins criant que dans l'Ouest canadien où il qualifie la situation de «très grave», le grand chef estime que l'enquête sera bénéfique pour tout le monde.

«Il y a des cas plus proches de nous, mais je ne me souviens pas dans l'immédiat d'une situation comme celle-là chez les Atilkamews, mais c'est certain qu'il y a des situations de violence par contre», explique M. Awashish.

«C'est certain qu'en bout de la ligne il va surement y avoir des recommandations qui vont venir appuyer nos demandes», avoue le grand chef.

Ce dernier pense que cette enquête est un premier pas vers l'avant pour les autochtones du Canada et le gouvernement vers l'établissement d'une nouvelle relation.

«Il faut conscientiser et sensibiliser les gens à la situation. Je pense que si on collabore tous ensemble on va s'en sortir. La population en général, du Québec et du Canada va en bénéficier et tous ensemble on va s'épanouir dans le futur», a-t-il mentionné.

Le Centre d'amitié autochtone de La Tuque accueille aussi favorablement la tenue de l'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, mais espère qu'il y aura également une enquête pour faire la lumière sur la situation des femmes et des communautés autochtones de la province.

«Il ne faut pas non plus oublier la réalité du Québec», lance la directrice générale du CAALT, Christine Jean.

Cette dernière n'est pas sans souligner les récents événements survenus à Val d'or qui ont beaucoup fait réagir.

«C'est vraiment une situation particulière. Ces femmes-là ne sont pas disparues, ni assassinées. Elles ont été victimes d'abus de pouvoir. Elles sont encore là et elles vivent encore. Il faut voir à ce que cela ne se reproduise plus», a-t-elle conclu.

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