Le transport intermunicipal a la cote

André Mercier, président de la Corporation de Transport... (Audrey Tremblay)

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André Mercier, président de la Corporation de Transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice, souhaite un renouvellement de financement pour trois ans pour le transport intermunicipal.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Depuis la mise en service du nouveau transport intermunicipal entre La Tuque et Trois-Rivières le 20 janvier dernier, les résultats sont bons, parfois même surprenants. À l'aube de la fin du projet pilote, la Corporation de Transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice souhaite signer une entente de trois ans avec le gouvernement pour assurer une pérennité et rassurer les usagers.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes, après 10 mois complets d'activités, plus de 2300 personnes ont utilisé le service. Cela représente en moyenne 14 personnes par journée d'activités. Le service est offert quatre jours par semaine, soit le mardi, mercredi, vendredi et dimanche. Plus de la moitié des voyageurs ont La Tuque comme destination ou origine.

«Ces chiffres-là prouvent hors de tout doute qu'on a besoin de ce service-là. La majorité des gens qui utilisent les services, ce sont des gens qui n'ont aucune autre alternative», soutient le président de la Corporation de Transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice, André Mercier.

Toutefois, les dirigeants restent réalistes quant à leur demande de financement de 140 000 $ par année pour 2016, 2017 et 2018.

«On souhaite un contrat de trois ans, mais on n'a pas d'attentes très élevées. On se croise les doigts. On a bon espoir pour un an, mais on y croit plus ou moins pour trois ans. [...] Le projet a besoin d'être financé absolument, parce que ce n'est pas rentable», soutient Caroline Blais, directrice générale de la Corporation de Transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice.

La Corporation va vivre avec la décision du ministre des Transports, mais elle martèle qu'une entente pour trois ans serait idéale.

«Ce n'est pas pour rien que notre demande est axée sur trois ans. C'est pour rassurer la clientèle dans un premier temps. En rassurant la clientèle, ça assure une certaine pérennité au service. Deuxièmement, on veut que le milieu puisse bénéficier d'un laps de temps pour trouver éventuellement une solution alternative. Peut-être que le gouvernement va se désengager un jour, on ne sait pas. Il faut prévoir et faire en sorte que le milieu s'implique dans la pérennité du transport régional», explique M. Mercier.

La pression et l'inquiétude des usagers se font déjà sentir à bord. Les utilisateurs ont peur que le service arrête. 

«Les gens commencent à nous poser la question. On commence à sentir l'incertitude des passagers», confirme Mme Blais.

L'entente de trois ans pourrait également permettre d'économiser des coûts, notamment à l'impression de billets, à la publicité et peut-être à la signature du contrat avec la compagnie d'autobus.

Des appuis de taille

La Corporation de Transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice a reçu des appuis de taille dans ses démarches. En plus de la Ville de La Tuque, la Ville de Trois-Rivières et la Ville de Shawinigan ont adopté des résolutions d'appui envers la Corporation dans sa demande au ministère des Transports du Québec pour le renouvellement de l'aide financière pour les trois prochaines années.

Au ministère des Transports, on a affirmé que les modalités du programme de 2016 seront connues dans les prochaines semaines. Il a été impossible toutefois de savoir si la demande de financement pour trois ans avait trouvé écho.

«En attendant de trouver les solutions pérennes aux défis que traverse le transport interurbain, le ministre a rassuré les régions touchées à l'effet qu'il allait continuer de les soutenir», a fait savoir Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre des Transports, Robert Poëti.

Le président de la Corporation est persuadé que le ministre Poëti continuera de soutenir le projet, mais il continue de se questionner sur la durée de l'entente en attendant des réponses.

«On a demandé trois ans et c'est ce que l'on espère profondément, sauf qu'on va faire avec ce que le ministère va décider et on verra par la suite. Pour l'instant, c'est certain que nos efforts sont tournés vers la poursuite du service dans un premier temps et la durée de l'entente», a conclu André Mercier.

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