Les Atikamekws seront représentés à Val-d'Or

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Constant Awashish, grand chef de la communauté atikamekw.

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(La Tuque) Des représentants de la communauté atikamekw et du Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT) seront présents à la réunion d'urgence des chefs autochtones de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), mardi, à Val-d'Or. Cette réunion fait suite aux révélations de femmes autochtones, qui disent avoir été agressées par des policiers de la Sûreté du Québec, qui ont choqué partout dans la province.

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Christine Jean, directrice générale Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

«On m'a invité et évidemment je vais être présent. J'y vais pour soutenir la cause. En même temps, je veux voir sur place ce que les chefs ont à dire. Je vais aussi pouvoir voir la communauté algonquine de l'endroit et rencontrer les gens du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. Ce sont eux qui ont sonné l'alarme», a affirmé le grand chef de la communauté atikamekw, Constant Awashish.

Il ne sera pas le seul représentant de la Haute-Mauricie. Le chef de la communauté de Manawan, Jean-Roch Ottawa, a lui aussi confirmé sa présence et la directrice générale du CAALT, également vice-présidente du regroupement des centres d'amitié autochtone était en direction de Val-d'Or, lundi. Christine Jean voulait, elle aussi, soutenir le mouvement provincial.

«J'y vais en support pour le moment et on verra après pour les actions. La rencontre se passe au centre d'amitié de Val-d'Or. [...] Ce qui s'est passé là-bas, c'est vraiment malheureux. On attend des impacts chez nous. C'est certain qu'on a déjà entendu des choses concernant des relations, pas seulement avec les corps policiers, mais également dans d'autres milieux. On essaie toujours d'améliorer ça», a-t-elle souligné.

«C'est gros ce qui se passe présentement et c'est un choc pour la majorité des personnes, autant pour ceux qui ont déclaré que ceux qui ont entendu ça», a mentionné Mme Jean.

Toutefois, le CAALT n'a pas reçu de témoignages de l'ampleur de ceux qui ont été dévoilés par l'émission Enquête la semaine dernière. Même si, en Haute-Mauricie, ce sont des corps policiers autochtones dans les communautés, personne n'est à l'abri de ce genre de situation soutient le grand chef, Constant Awashish.

«Des pommes pourries, il y en a partout. Il faut s'assurer que les formations soient adéquates autant pour les corps policiers autochtones que non autochtones», a-t-il souligné.

Il n'est pas sans rappeler la situation des trois communautés atikamekws de la Haute-Mauricie, qui n'est pas toujours idéale et adéquate pour les femmes.

«Dans toutes les communautés autochtones, ce n'est pas rose pour nos femmes. [...] Le déracinement, les pensionnats, ce sont toutes des frustrations internes de chaque individu, mais collectivement ça fait tout un amalgame qui amène des problèmes dans nos communautés», a souligné le grand chef Awashish.

Ce dernier estime qu'en milieu urbain, le problème de racisme, de violence et d'abus est tout aussi présent, mais sous une autre forme pour les autochtones.

«Les agresseurs sont des gens intelligents souvent et quand ils voient des autochtones, ils savent  qu'ils sont vulnérables. Ils savent que souvent les autochtones ne parlent pas et ils deviennent des proies faciles», lance-t-il.

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