Des sentinelles pour contrer les abus

Kate Parent, directrice générale de la Coopérative de... (Photo: Audrey Tremblay)

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Kate Parent, directrice générale de la Coopérative de solidarité ETC de La Tuque, André Lecomte, président de la Table de concertation Abus auprès des aînés de la Mauricie et Colette Coudé, agente de projet de la Table de concertation Abus auprès des aînés de la Mauricie ont déployé le projet Sentinelles à La Tuque.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les ainés du Haut Saint-Maurice pourront bientôt compter sur la vigilance de sentinelles pour contrer la maltraitance dont ils pourraient être victimes. La Coopérative de solidarité ETC de La Tuque et la Table de concertation Abus auprès des ainés de la Mauricie ont officialisé, hier, le déploiement du projet sentinelles Mauricie à La Tuque.

«Une sentinelle, c'est un intervenant de proximité provenant d'une association, d'un organisme communautaire ou un bénévole oeuvrant dans un établissement de santé. Il peut s'agir aussi d'un professionnel ou d'un salarié à l'emploi d'une organisation. Autrement dit, toute personne intéressée à lutter conter la maltraitance envers les ainés», a expliqué André Lecomte, président de la Table de concertation Abus auprès des aînés de la Mauricie.

Les bénévoles intéressés à devenir sentinelles participeront à des ateliers de formation où il sera question de la définition et des types de maltraitance et des facteurs de risque et de vulnérabilité.

«Ce n'est pas un engagement à plein temps ni un contrat. Être sentinelle, c'est être des yeux pour détecter, observer, voir les indices des personnes susceptibles d'être en situation de maltraitance. [...] L'objectif c'est de veiller à la qualité de vie des aînés», soutient Colette Coudé, agente de projet.

Lorsque des situations de maltraitance seront identifiées, les personnes concernées seront dirigées vers des ressources spécialisées selon le cas.

Pour des questions de sécurité, les antécédents judiciaires de tous les candidats seront vérifiés. Au final, les intervenants aimeraient former de 20 à 30 sentinelles à La Tuque, et espèrent atteindre 130 sentinelles dans la région de la Mauricie.

Selon les intervenants, les sentinelles vont devenir des acteurs importants pour identifier les personnes aînées victimes d'abus dans un contexte où la population âgée va en s'accroissant. Ils estiment qu'en 2031, le pourcentage d'aînés en Mauricie et au Centre-du-Québec aura presque doublé pour atteindre les 32 %.

«La Mauricie est la deuxième région qui compte le plus de personnes aînées au Québec après la Gaspésie et les Îles de la Madeleine. Présentement, c'est près de 22 000 aînés sur le territoire mauricien», note Mme Coudé.

Difficile toutefois de savoir combien d'entre eux sont victimes d'abus.

«C'est difficile de mettre des chiffres dans les cas de maltraitance. Ce n'est pas écrit dans leur front, et il y a des gens qui ne veulent pas en parler», souligne M. Lecomte.

La Table de concertation bénéficie d'un soutien financier de 75 000 dollars pour son programme.

Des sentinelles autochtones

Des sentinelles seront également implantées dans la communauté atikamekw de Wemotaci. Si au départ, le projet devait être inclus dans celui de La Tuque, les intervenants ont préféré le faire de façon distincte.

«On est en discussion présentement. On voulait recruter en même temps, mais il y a trop de différence. On va se rendre directement dans la communauté pour voir comment on peut mettre le projet en place. Le type de maltraitance et l'origine de la maltraitance sont différents au niveau de la population», précise Colette Coudé.

Partout dans la Mauricie

Les sentinelles sont déjà implantées dans certaines villes et municipalités de la région et la tournée de lancement se poursuivra dans les prochaines semaines.

«Des rencontres de formation auront lieu sur l'ensemble des territoires de la Mauricie: La Tuque, Maskinongé, Shawinigan, Mékinac, Des Chenaux et Trois-Rivières», a conclu André Lecomte.

audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca

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