Le maire de La Tuque invite les citoyens de Parent à demander la défusion

Normand Beaudoin, maire de La Tuque.... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Normand Beaudoin, maire de La Tuque.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les citoyens du secteur de Parent devraient recevoir bientôt une lettre dans laquelle le maire de La Tuque met les pendules à l'heure et leur propose ni plus ni moins de demander à quitter la Ville de La Tuque s'ils ne sont pas contents. Il leur propose même de les accompagner dans le processus si telle est leur volonté. Le maire n'a pas été tendre non plus à l'endroit de la conseillère Sylvie Lachapelle.

«Si vous n'êtes pas heureux au sein de Ville de La Tuque, vous pouvez demander à votre conseillère d'entamer les démarches politiques pour une défusion du secteur de Parent et de Base Radar et nous vous accompagnerons dans cette démarche». C'est ainsi que se termine la lettre que recevront les citoyens de Parent.

Avec sa lettre, le maire de La Tuque veut rejoindre l'ensemble des citoyens de ce secteur et «rectifier la désinformation qui circule actuellement par un certain groupe de personnes qui comprennent mal le fonctionnement municipal». Une situation qui, selon lui, a entraîné la manifestation publique du mécontentement d'une partie de la population.

M. Beaudoin parle notamment de la signature du registre par 90 personnes de Parent à l'encontre de trois règlements d'emprunt municipaux. Il s'étonne de cette réaction puisque ces projets sont connus depuis l'adoption du budget en décembre et que la conseillère de Parent avait voté pour l'adoption sans s'objecter ou même manifester le désaccord des gens du secteur de Parent

À ceux qui disent que les gens de Parent paient pour des services auxquels ils n'ont pas accès comme le Colisée municipal, le centre de ski, les activités au centre-ville, etc, le maire répond que ce sont de fausses accusations.

Dans ses écrits, il explique que les revenus de taxation du secteur de Parent et de Base Radar représentent 250 000 $ annuellement et que les dépenses reliées aux services municipaux qui sont offerts à Parent sont de l'ordre de 500 000 $.

«Si vous voulez l'équité, on peut le faire, mais vous serez perdants à 100 %», propose-t-il aux citoyens de Parent.

Il n'est pas non plus sans rappeler que pour relancer l'usine de Parent en 2011, la Ville a investi 250 000 $ du Fonds Hydro-Québec et que le CLD du Haut-Saint-Maurice a investi 275 000 $.

«Si nous n'avions pas à coeur le secteur de Parent, jamais nous n'aurions mis tous les efforts pour relancer cette industrie essentielle à la survie de Parent», souligne-t-il.

Les détracteurs ont également abordé d'autres projets qui ont été résumés par le maire dans sa lettre. Il parle, entre autres, du dossier des égouts et du toit de la patinoire.

«Nous avons expliqué que nous étions prêts à procéder avec une subvention de 85 %, mais les gens de Parent ont rejeté l'idée à deux reprises réclamant une subvention de 95 % du gouvernement parce qu'ils ne veulent pas payer leur part. Nous avons respecté cette position et nous avons déposé la demande qui est toujours en analyse au gouvernement.»

Quant à la taxe de secteur décriée par les gens de Parent, le maire soutient dans sa lettre que c'est une question d'équité.

«Une nouvelle infrastructure est financée par une taxe de secteur et l'entretien qui suit après la réalisation de l'infrastructure est assumé par l'ensemble des contribuables de la municipalité.»

Quant au toit de la patinoire, la Ville veut une subvention gouvernementale pour l'aider à assumer les coûts, comme c'est le cas dans d'autres projets de la Ville comme la rénovation du Colisée, la rénovation du chalet de ski ou la piste cyclable.

Le maire Beaudoin a également mentionné s'être rendu à plus de vingt reprises à Parent au cours de son premier mandat et y être allé au moins deux fois l'an passé.

«Je peux vous assurer que je suis très présent et que je fais tout ce que je peux pour le secteur de Parent, mais ce n'est pas moi le conseiller de votre quartier.»

«Vous avez dans votre secteur une conseillère qui vit parmi vous et dont le travail est de vous donner l'information, de faire le suivi sur les projets et de jouer le rôle d'agent de liaison entre la population et l'administration municipale. Je ne peux pas faire la job de votre conseillère municipale à sa place, ce n'est pas mon rôle. Ce n'est pas de la faute de la Municipalité également si elle s'absente régulièrement lors des réunions privées et publiques. Elle reçoit son salaire d'élue à 100 % même si elle est à peine présente à 50 % des réunions», a lancé le maire.

Le Nouvelliste a tenté de joindre la conseillère de Parent, Sylvie Lachapelle, mais celle-ci n'a pas retourné nos appels.

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