Début des travaux au sanatorium de Lac-Édouard

Les propriétaires, Simon Parent, David Lemire, et Éric... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Les propriétaires, Simon Parent, David Lemire, et Éric Parent sont accompagnés de Marie-Pier B. Genest, la nouvelle coordonnatrice touristique. On voit à l'arrière la cheminée et la maison d'accueil.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(Lac-Édouard) Il est vrai que le mythique sanatorium de Lac-Édouard a bien changé depuis qu'il a trouvé preneur, mais cette transformation est loin d'être terminée et la phase II des travaux se mettra en branle dès cette semaine. Les trois propriétaires donneront un nouveau souffle à la maison d'accueil.

L'intérieur de la maison d'accueil possède un cachet... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste) - image 1.0

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L'intérieur de la maison d'accueil possède un cachet exceptionnel, mais devra subir plusieurs changements. 

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Voici de quoi aura l'air la maison d'accueil à la fin des travaux. 

«Ça va être d'une part, le centre de transformation, mais aussi le poste d'accueil pour les activités touristiques sur le site et on va aménager graduellement de salles et des stations. Il y a environ 15 chambres dans cette bâtisse-là. Elle va demander un peu plus de travail que les autres parce qu'elle est un peu plus maganée, mais c'est une bâtisse qui a un cachet exceptionnel», a expliqué Simon Parent, un des trois propriétaires.

Dans ces salles d'exposition qui vont être aménagées graduellement, on pourra entre autres découvrir le martinet ramoneur, l'agriculture d'époque et l'histoire du 20e siècle à travers les yeux du Sanatorium.

«La première salle qui va être aménagée sera sur le martinet ramoneur. Ça va être de la sensibilisation par l'art», précise M. Parent.

«Avec tout ça, on pense qu'on va avoir un package vraiment intéressant pour attirer plus de touristes en Haute-Mauricie. Pour attirer des gens à Lac-Édouard aussi et les garder quelques jours. On pense que ça va avoir des retombées très positives pour la communauté», ajoute-t-il.

Les travaux sur la grange seront également parachevés, si bien qu'avec la maison d'accueil, tout sera en place pour gérer le produit de ferme de A à Z, c'est-à-dire le laver, le conditionner, le conserver, l'emballer et le distribuer. On estime qu'au milieu de l'été les travaux prévus cette année devraient être terminés.

Protéger les Martinets Ramoneurs

On le sait, les trois entrepreneurs ont à coeur la protection de l'habitat des martinets ramoneurs, qui ont élu domicile dans la cheminée du sanatorium depuis déjà des dizaines d'années.

Il faut dire que cet oiseau est en voie d'extinction. Dernièrement, une firme d'ingénieur s'est rendue sur le site pour faire l'évaluation de la structure qui s'effrite.

«C'est un gros dossier, ce n'est pas une petite bébelle. Elle mesure 140 pieds, c'est une cheminée qui a été construite entre 1920 et 1925. C'est une structure très fragile à l'heure actuelle. [...] On a des échos très positifs de tout ça, mais évidemment il va y avoir des travaux qui seront nécessaires», confirme Simon Parent.

Dans le meilleur des mondes, les propriétaires aimeraient restaurer la cheminée avant l'arrivée des martinets en mai.

Cependant, ils restent réalistes et pensent que l'option la plus plausible serait de sécuriser la cheminée et de restaurer à l'automne, quand les martinets seront partis.

«On tend des perches partout où l'on peut pour aller chercher de l'aide pour que ce soit possible de le faire. On vient d'avoir une acceptation de la Fondation de la faune du Québec, qui appuie note projet et qui va y contribuer financièrement dans la mesure où le Service canadien de la faune par son programme d'intendance donne son appui. [...] On attend des réponses à la fin du mois d'avril ou au début du mois de mai», a-t-il souligné.

Des cheminées artificielles seront également érigées, ce sont de petites installations qui servent de nichoirs où un couple va faire son nid et pondent ses oeufs.

«Le Service canadien de la faune nous fournit d'ailleurs cette année une cheminée chauffée qui a été développée par le centre de recherche industrielle du Québec.»

«Ce qu'on souhaiterait à moyen et long terme avec nos démarches, c'est d'attirer des chercheurs, des biologistes qui s'intéressent à la protection du martinet ramoneur et d'en faire un site d'études avancées sur l'espèce», lance M. Parent.

Une tour d'observation de ces oiseaux est également dans les plans, mais à moyen terme. La structure de l'ancien château d'eau, à proximité de la grande cheminée, pourrait servir à cet effet. «C'est un projet à moyen terme, on a déjà fait faire l'étude de la structure, on a déjà des plans en main, c'est avancé, mais il faut d'abord faire la cheminée. [...] Imaginez-vous la vue qu'on a sur le lac Édouard à cette hauteur-là avec le coucher de soleil d'un côté et les martinets qui arrivent de l'autre.»

Répéter le succès des paniers de légumes

L'an dernier, le sanatorium a été victime d'un immense succès avec ses paniers de légumes et l'engouement est loin d'avoir perdu de son élan. Déjà, les commandes affluent en vue de la saison estivale.

«On a encore une réponse exceptionnelle et au-delà de nos attentes. Tous les clients reviennent ou presque. On a fait un sondage et 91% des répondants nous ont dit qu'ils consommaient plus de légumes avec nos paniers. Là-dessus, 36% ont dit qu'ils en consommaient beaucoup et 12 % qui en consommaient 2 fois plus. C'est majeur pour nous autres. Les gens mangent mieux et plus sainement et c'est ça l'objectif», a conclu Simon Parent.

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