CSSS du Haut-Saint-Maurice: le président a «peur pour l'établissement»

Jacques Fraser... (Photo: Audrey Tremblay)

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Jacques Fraser

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(LA TUQUE) Les chambardements entourant la loi 10 soulèvent de vives inquiétudes en Haute-Mauricie. Le président du conseil d'administration du CSSS du Haut-Saint-Maurice, Jacques Fraser, qui a profité de la dernière journée de son mandat, mardi, pour faire le bilan de ses 13 années d'engagement, n'a pas caché ses craintes pour les années à venir.

«Je suis très inquiet, mais je fais attention aux mots parce qu'il ne faut pas créer de grandes incertitudes dans la communauté. Il ne doit pas y avoir de grand point d'interrogation, mais je suis très inquiet pour notre établissement. Dans le fond de moi-même j'ai peur que le CSSSHSM perde ses lettres de noblesse. J'ai peur pour l'établissement, surtout si on parle de financement à l'activité et ça, ça m'énerve. Je trouve ça très dangereux», a lancé M. Fraser.

Ce dernier, qui souhaite que la loi 10 ne soit le début d'une dévitalisation du milieu, a d'ailleurs insisté sur le financement à l'activité et les dangers que cela pourrait amener au CSSSHSM. «C'est très dangereux pour notre établissement, répète-t-il. S'il y a ce type de financement, le budget va être amputé de plusieurs milliers de dollars. Comment peut-on faire du financement à l'activité à La Tuque et à Parent?»

Ces inquiétudes l'ont d'ailleurs amené à changer son fusil d'épaule et à déposer sa candidature afin de pouvoir siéger au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Jacques Fraser a également profité de l'occasion pour parler des différentes réussites, des projets et des dossiers de santé et de services sociaux qui ont été traités par le conseil d'administration et l'organisation au cours de ses 13 années de présidence, soit de 2002 à 2015.

Il a notamment été question du dossier de l'hémodialyse, qui a fait plus d'une fois la manchette, qui a reçu, hier, un avis de pertinence pour ses deux chaises.

«Ça s'en vient l'hémodialyse. Il va y avoir de l'ouvrage, mais il faut continuer à travailler», a-t-il lancé.

M. Fraser a demandé à la population du Haut-Saint-Maurice et aux partenaires du Réseau local de services (RLS) de demeurer vigilants afin que les services de santé et de services sociaux du Haut-Saint-Maurice demeurent de qualité, accessibles, sécuritaires et de proximité.

Il a également remercié toutes les personnes avec qui il a eu le plaisir de travailler bénévolement au fil des ans, ainsi que les employés et les médecins.

Jacques Fraser a terminé son allocution de plus d'une heure, devant des dizaines de personnes du milieu, en répétant qu'il souhaite le maintien et le développement de soins et services de qualité, sécuritaires, accessibles et de proximité pour la population du Haut-Saint-Maurice malgré la distance de 160 km qui la séparera du siège social de la nouvelle organisation.

D'ailleurs M. Fraser espère fortement pourvoir «embarquer dans le train pendant qu'il passe».

«Si je suis là (au c.a. du CIUSSS MCQ), je peux vous assurer qu'avec mes bons et mes mauvais côtés, je vais tenter d'être votre représentant le mieux possible pour être capable de faire progresser les soins de santé dans le Haut-Saint-Maurice», a-t-il affirmé.

La députée de Laviolette, Julie Boulet, a même signifié qu'elle appuierait la candidature de M. Fraser

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