La chasse au cerf de Virginie pour 2018?

Richard Blais de la FédéCP Mauricie est entouré... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Richard Blais de la FédéCP Mauricie est entouré des conférenciers, Michel Baril, Michel Dufort, Dominic Sévigny, Francis Robidoux.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les adeptes de chasse ont eu l'occasion de discuter de leur passion ce week-end lors du congrès annuel de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) de la Mauricie, qui s'est déroulé à La Tuque. Il a entre autres été question de la possibilité de la chasse au cerf de Virginie, couramment appelé le chevreuil, dans la zone 26 et de la chasse aux prédateurs.

La FédéCP Mauricie souhaite ardemment que la chasse au cerf de Virginie, une chasse qu'ils attendent depuis longtemps, soit autorisée dans la zone 26. Le projet a déjà été présenté au ministère. Les dirigeants ont fait savoir que le dossier a été bien accueilli au niveau régional et que désormais il devait être approuvé au niveau provincial.

«Plutôt que de laisser les cerfs de Virginie se faire frapper par des pare-chocs de véhicules pourquoi ne pas en prélever une certaine quantité tout en ayant une réglementation qui permettrait une chasse durable et non un carnage. On a pensé tout simplement à agrandir la zone 26 est où il existe déjà la chasse aux cerfs de Virginie», a souligné Richard Blais, président de la FédéCP Mauricie.

«Il y a d'autres zones où cela fonctionne très bien, alors on s'est dit pourquoi pas le demander, on n'était pas trop gourmand, en demandant les zones les plus propices qui sont plus près des endroits où il y a le plus de cerfs de Virginie happés par des véhicules», a-t-il ajouté

La FédéCP Mauricie souhaite que la chasse aux cerfs de Virginie soit autorisée dans le nouveau plan de gestion en 2018.

«On est bien confiant. On a été écouté sérieusement au ministère. Maintenant, on s'est dit qu'on allait préparer les gens, éduquer les gens», affirme M. Blais

C'est dans cet esprit que la FédéCP a proposé deux conférenciers qui traitent du cerf de Virginie pour son congrès annuel.

«On veut maintenir un équilibre dans notre population parce qu'on sait que présentement on a des bons géniteurs, des gros géniteurs qui font l'envie de plusieurs chasseurs. C'est important de pouvoir garder un équilibre avec nos gros géniteurs, parce que c'est eux qui font en sorte qu'on a une belle population. On va travailler l'éducation des gens», soutient le président de la FédéCP.

La chasse aux prédateurs a également fait parti du congrès annuel. M. Blais estime que ce type de chasse doit être encouragé.

«Un des avantages de la chasse aux prédateurs est que le prélèvement peut être fait près des résidences sans qu'il y ait de danger d'attraper des animaux domestiques.»

Le président de la FédéCP Mauricie estime toutefois que, malgré plusieurs utilisateurs de l'habitat faunique, il faut absolument maintenir en santé les populations de gibiers, et de la faune en général.

«On doit partager la ressource avec les piégeurs, les autochtones, les randonneurs, les forestiers et bien d'autres encore. Il est normal d'avoir des divergences d'opinions, mais il n'est pas normal qu'on ne puisse pas s'entendre puisque finalement nous sommes tous des amants de la nature», a lancé Richard Blais.

Ce dernier a d'ailleurs cédé sa place à la présidence de la FédéCP Mauricie, après près de 10 ans d'implication. «Je vais passer le flambeau, mais j'ai la faune tatouée sur le coeur, la Mauricie tatouée sur le coeur, alors je vais continuer de m'impliquer au niveau régional. On sait qu'il y a beaucoup de dossiers chauds qui s'en viennent.»

Un de ces dossiers est la chasse à l'orignal dans la zone 26. La question a d'ailleurs été abordée lors de l'assemblée générale annuelle qui a suivi le congrès.

«On a une petite problématique au niveau de la population d'orignaux dans la zone 26. [...] On est des chasseurs consciencieux, on veut que la chasse continue, mais si on veut prévenir la baisse de population il faut changer notre plan de gestion. Il nous reste encore une semaine pour consulter les gens, mais également la communauté autochtone de Wemotaci», a-t-il conclu.

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