Haut Saint-Maurice: un joyau pour l'industrie minière

Le nouveau logo de la Corporation de développement... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Le nouveau logo de la Corporation de développement des ressources naturelles de la Mauricie a été dévoilé devant les membres de la CCIHSM. Sur la photo: Paul-Armand Girard, consultant en développement minier, Éric Couture, président de la SADC, Mélanie Ricard, vice-présidente de la CCIHSM, et Patrice Bergeron, directeur forestier et développement économique de la Ville de La Tuque.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(LA TUQUE) Le Haut Saint-Maurice pourrait devenir un joyau pour l'industrie minière. Devant une soixantaine de membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM), les conférenciers Patrice Bergeron et Paul-Armand Girard ont fait le point sur la situation.

«On est rendu à une phase un peu plus active au niveau de la prospection, qui est la première étape pour que l'industrie s'amène. C'est une phase qui a pris du temps à démarrer, mais depuis une douzaine de mois, c'est vraiment bien parti. Les gens sont conscients de l'importance de l'industrie et ils découvrent un environnement rocheux qu'ils ne connaissaient pas. Ils voient également que ce même environnement rocheux donne déjà des fruits dans d'autres régions. On est rendu là», a fait savoir le consultant en développement minier qui a un bagage pour le moins impressionnant dans le domaine, Paul-Armand Girard.

Ce dernier a tenté de faire réaliser à quel point les métaux étaient omniprésents dans la vie de tous les jours et à quel point ils vont l'être davantage avec la haute technologie. C'est entre autres ces métaux de haute technologie qui attirent l'attention dans la région.

«Les métaux de haute technologie se trouvent dans un environnement géologique qui est propice à notre région. Par logique, on peut prétendre que ces métaux-là vont être en abondance dans notre territoire et c'est à nous maintenant de faire les travaux pour le prouver», a-t-il expliqué.

M. Girard est également celui qui donne le cours de prospection minière dans le Haut Saint-Maurice. Depuis le lancement, près de 300 personnes ont suivi la formation d'une dizaine d'heures.

«Les principales découvertes proviennent de personnes qui ont suivi ce cours et qui n'auraient pas été en mesure de faire ce type de découverte sans le cours. Ça donne des résultats tangibles, et espérons-le de plus en plus concrets avec les mois. Il n'y a pas de meilleur prospecteur que les gens qui sont en forêt. Les forestiers sont au premier plan», a fait savoir M. Girard

La découverte d'une roche de granit rose pesant un peu plus d'une tonne par Francis Carrier, l'un des copropriétaires de l'entreprise Les Gestions N.A. Carrier de La Tuque, avait d'ailleurs amené un important nombre d'inscriptions, près de 70.

Les conférenciers ont également souligné l'importance de présenter le travail à la communauté d'affaires du Haut Saint-Maurice.

«Le développement minier peut amener des dizaines de millions de dollars en retombées économiques pour la région. Ça peut devenir un potentiel de développement économique pour nos commerces, parce qu'éventuellement ces gens-là vont avoir des besoins. Ça va être bon pour les commerçants et la population», a fait savoir Patrice Bergeron, directeur forestier et développement économique de la Ville de La Tuque.

Celui-ci a également présenté pour la première fois le nouveau logo de la Corporation de développement des ressources naturelles de la Mauricie. Patrice Bergeron en est d'ailleurs le président. «La corporation est officiellement lancée, elle est accréditée et les administrateurs sont en fonction. On est en pleine évolution. On va en entendre beaucoup parler dans les prochaines années», a-t-il souligné.

«On veut développer toute exploration minière sur le territoire, et faciliter la venue des compagnies. On veut les aider dans leurs recherches et leur collaboration avec les municipalités, les communautés autochtones, le milieu des affaires, de la main-d'oeuvre. On pense que ça va être la porte d'entrée éventuellement pour l'industrie», a conclu M. Bergeron.

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