Le nombre de conduites d'eau gelées explose à La Tuque

Des cols bleus s'affairent partout dans la région,... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Des cols bleus s'affairent partout dans la région, comme ici à Trois-Rivières, à dégeler les conduites d'eau potable.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les problèmes de conduites d'eau sont de plus en plus nombreux partout dans la région et la ville de La Tuque ne fait pas exception. Déjà, le nombre de conduites d'eau gelées dépasse celui de l'an dernier et s'approche dangereusement du record de 200 de l'année 1974.

Présentement, deux équipes sont mobilisées. Elles travaillent environ douze heures par jour avec deux systèmes différents, mais le débit d'appel est encore grand et le temps d'attente est maintenant de cinq jours.

«On a une douzaine de nouveaux cas par jour. Depuis un mois on en a eu 72, tandis que l'an dernier on en a eu 70 pour l'hiver au complet. Le pire est à venir et on est déjà dans le rush», a fait savoir, Hélène Langlais, directrice des communications de la Ville de La Tuque.

Un message a même été lancé aux citoyens par le système de messagerie automatisée, hier en soirée. «On veut inciter les citoyens à laisser couler pendant au moins les deux prochaines semaines jour et nuit. Il suffit d'un mince filet d'eau de la grosseur du petit doigt», a mentionné Mme Langlais.

Trois-Rivières: moins de cas déclarés

Pour la première fois mardi depuis un bon moment, le nombre de signalements pour des conduites d'eau gelées étaient inférieur à la capacité d'intervention de la Ville de Trois-Rivières. Seulement quatre nouvelles résidences se sont ajoutées à la longue liste. Si les cols bleus doivent normalement dégeler une douzaine de conduites d'eau par hiver, plus de 200 cas ont été répertoriés jusqu'à maintenant cette année. La liste d'attente compte toutefois toujours quelques 70 noms.

«Pour la première fois depuis le début de la crise» nous arrivons à en faire plus que ce qui entre», a noté Yvan Toutant, porte-parole à la Ville de Trois-Rivières.

La Ville invite les résidents du secteur Normanville à laisser couler un filet d'eau en permanence afin d'éviter le gel des conduites d'eau. Il semble que ce secteur de Trois-Rivières soit particulièrement touché par la problématique. Par ailleurs, les citoyens qui ont des fosses septiques ne doivent pas laisser couler l'eau, car cela entraînerait des dommages importants aux installations sanitaires.

Louiseville s'en tire

Autant pour les conduites gelées que les bris de canalisation, Louiseville vit une saison hivernale qui ressemble quelque peu aux autres années. «Pour les conduites gelées, on en a un peu plus, mais ce n'est pas dramatique. Chez nous, les gens appellent souvent le plombier en premier, car la Ville n'a pas les équipements pour dégeler les conduites sur une longue distance. Si le plombier a un problème, il contacte la Ville et ça prend souvent des travaux d'excavation», explique René Boilard, directeur des travaux publics à la Ville de Louiseville.

Trois maisons sont dans cette situation. Excaver un sol gelé à cinq pieds de profondeur alors qu'il fait -30 degrés à l'extérieur n'est pas un environnement idéal pour une intervention. La Ville préfère attendre un peu que la situation s'améliore avant de mener les travaux d'excavation. Mais la Ville s'arrange pour que la maison aux prises avec une conduite gelée ait accès à de l'eau par l'entremise du voisin.

«On s'arrange avec le voisin et on branche un boyau d'arrosage de prise extérieure à prise extérieure, explique M. Boilard. Les gens s'accommodent. Ça demande la collaboration des gens et il faut que le voisin accepte. Mais ça n'arrive jamais que le voisin refuse.»

Au rayon des bris de conduites d'eau, Louiseville en rapporte deux depuis le début de l'hiver, dont une depuis janvier. La Ville a fait le ménage dans ses infrastructures souterraines depuis une vingtaine d'années. Les tuyaux de bois, de fonte et d'amiante ont fait place à des canalisations en PVC.

«On a beaucoup moins de conduites à risque, dit le directeur. Avant, on pouvait réparer six, sept fuites par semaine. Maintenant, on est appelé sur 15, 16 fuites par année qui sont causées par des bris de pièces autour de la conduite ou qui arrivent sur une partie plus faible du réseau.»

Centre-du-Québec

Avec le froid qui sévit actuellement, Nicolet rencontre également des problèmes de gel de conduites d'eau. «Depuis le début de l'année, nous avons eu dix gels de conduites d'eau et depuis une semaine, nous pouvons dire que nous vivons cette situation aux deux jours», a indiqué la directrice du Service des communications à la Ville, Aline Blais. Selon elle, la municipalité a toutefois les équipements requis pour solutionner les problèmes rencontrés. Du côté de Bécancour, on a répertorié moins d'une dizaine de cas depuis le début de l'hiver et aucun problème n'est présentement signalé, ce qui a permis à la Ville de prêter à Trois-Rivières une dégeleuse électrique, selon la directrice des Communications, Marie-Michelle Barette.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle, Martin Lafrenière et Marc Rochette

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