Volume de bois: une offre insatisfaisante pour Produits forestiers Mauricie

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Claude Dupuis, directeur régional de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice.

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(La Tuque) Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, Claude Dupuis, a enfin eu les réponses à ses questions qui tardaient à venir. Québec propose un volume de bois ponctuel de 60 000 mètres cubes de sapin, épinettes, pin gris et mélèzes (SEPM) annuellement pour l'usine de Produits forestiers Mauricie (PFM). Une offre qu'il juge inacceptable alors qu'il réclamait plus du double soit 150 000 mètres cubes.

«On est très déçu du volume qui est mis sur la table présentement. Pour l'ampleur du projet et l'investissement qu'on veut faire à l'usine, c'est nettement insuffisant. On est en train d'analyser tout ça. On tente de trouver comment on va répondre au ministre dans les prochains jours, possiblement demain (vendredi)», lance Claude Dupuis.

Ce dernier confirme qu'une rencontre va être exigée avec le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard. 

«On veut le rencontrer pour s'expliquer de part et d'autre tout le dossier. On ne peut pas investir autant d'argent sur ce volume-là. Ça n'a aucun sens, ça prend plus de volume. Avec 40 % de ce qu'on demande, c'est certain qu'on ne va pas de l'avant.»

Ce dernier confirme bel et bien avoir reçu l'offre que le ministre Lessard et la députée de Laviolette, Julie Boulet, se sont empressés d'annoncer, avant même qu'elle ait été acceptée. D'ailleurs M. Lessard et Mme Boulet se réjouissaient de cette offre par voie de communiqué.

«À la suite des travaux du Forestier en chef, des volumes de bois non récoltés (VNR) au cours des dernières années ont été identifiés comme disponibles dans certaines régions du Québec. Considérant l'importance du dossier de l'usine de La Tuque, nous avons déployé tous les efforts nécessaires afin de répondre rapidement à sa demande. Il est important de mentionner que c'est la première fois que le gouvernement attribue des VNR à une entreprise pour une période de trois ans. À maintes reprises, la direction de Résolu nous a demandé de la prévisibilité. Nous répondons directement à sa demande avec cette offre aujourd'hui», a déclaré le ministre Lessard. 

Rappelons que, depuis l'automne dernier, les dirigeants de PFM demandent un volume de bois supplémentaire de 150 000 mètres cubes au gouvernement pour mettre en place une troisième faction à l'usine de Rivière-aux-Rats et investir plusieurs millions de dollars. Ce qui entraînerait la création d'une cinquante d'emplois en plus de la consolidation des emplois en forêt.

«Je comprends que ce n'est pas suffisant pour qu'ils investissent, à la lumière de mes discussions avec M. Dupuis. Je lui ai proposé de répondre à la lettre et d'aller défendre son dossier au bureau du ministre. [...] C'est très important pour moi. C'est 8 millions $ d'investissements dans une industrie qui, depuis de nombreuses années, n'a pas investi beaucoup. Ça va créer une quarantaine d'emplois également. C'est un dossier que j'ai à coeur», a affirmé pour sa part la députée de Laviolette, Julie Boulet en fin de journée vendredi.

Cette dernière a également ajouté que tout le monde voulait sa part du volume de bois non récolté.

«Remabec aussi est en quête d'avoir d'autres volumes dans le cas de son acquisition des usines de Kruger. Si cela se fait, ils veulent plus de volume eux aussi. Le ministre doit s'assurer d'un partage équitable de ces bois-là.»

La scierie de Parent devrait quant à elle toucher 30 000 mètres cubes de bois non récolté, l'annonce devrait être faite sous peu.

«Le bois de la forêt publique doit contribuer à l'enrichissement de tous les Québécois. La gestion de notre forêt doit permettre à toutes les entreprises, aux travailleurs et aux communautés d'en bénéficier. Cette annonce démontre, une fois de plus, que notre gouvernement 

a à coeur de soutenir les communautés forestières et notre industrie», a ajouté le ministre Lessard. 

Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, Claude Dupuis, se réjouit toutefois de voir que le dossier progresse.

«Avec cette réponse-là, on peut commencer à discuter et à exprimer notre mécontentement dans un premier temps et essayer de faire comprendre au ministère qu'il y a encore du bois de disponible et qu'on veut investir. Le dossier bouge et on ne veut pas que ça prenne encore six mois. Il faut qu'il se passe quelque chose», a-t-il conclu.

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