Nation Atikamekw: «L'unité s'est installée»

Le grand chef de la nation atikamekw, Constant... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Le grand chef de la nation atikamekw, Constant Awashish, est heureux de l'unité qui existe entre les communautés.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Tous les élus de la nation atikamekw étaient réunis, pour la toute première fois en dix ans, au tournoi de hockey des nations lors de la dernière fin de semaine. Un signe que l'unité de la nation, un des engagements du grand chef aux dernières élections, est de retour chez les Atikamekws. Les élus de Wemotaci ont même lancé la possibilité de partager leur part du projet de Manouane Sipi avec les communautés d'Opitciwan et de Manawan.

«L'unité de notre nation s'est installée et c'est la meilleure chose qui est arrivée depuis que nous avons déclaré notre souveraineté», lance le grand chef de la nation atikamekw, Constant Awashish.

«On ne peut pas dire que c'est exactement depuis septembre 2014, mais depuis un certain temps, il y a effectivement un ralliement des trois communautés», ajoute Jean-Roch Ottawa, chef de la communauté de Manawan. Le grand chef estime toutefois qu'il reste encore du travail à faire et qu'il y a beaucoup de défis qui l'attendent en lien avec la déclaration d'indépendance.

Constant Awashish souligne toutefois que des changements ont été significatifs depuis cette étonnante sortie de sa nation. «Ce qui a changé, c'est la fierté au sein de la nation et l'unité qui a pris place. Maintenant, notre nation est connue un peu partout.»

Partout dans la province, et le pays, mais également à l'extérieur du pays où se rendra Constant Awashish pour une conférence sur les rites sacrificiels. Il aura cette tribune à Genève, vendredi, dans le cadre de la Journée internationale de tolérance zéro aux mutilations génitales féminines. «Je vais représenter la nation atikamekw, j'ai été invité et je vais aller parler de la nation, de notre culture et des femmes», a confirmé Constant Awashish.

Manouane Sipi

Depuis le retour au pouvoir des libéraux, on a souvent parlé de la relance de la minicentrale Manouane Sipi. Après plusieurs échanges entre la Ville de La Tuque, le Conseil des Atikamekws de Wemotaci, Hydro-Québec et le gouvernement, voilà qu'on connaît maintenant le nouveau délai.

«Le délai compte et chaque jour qui passe, l'eau coule. Ce sont des revenus qui nous échappent. Il nous a donné un délai de 18 mois, il nous reste environ 16 mois», a affirmé David Boivin, chef de la communauté de Wemotaci

«Avant l'annulation des projets, on avait fait des études et on avait mis de l'argent, maintenant il faut que le gouvernement nous donne des frais de relance. On est rendu là et on attend des réponses du gouvernement pour faire une mise à jour du dossier. Le dossier avance, mais il va accélérer très bientôt», a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement est passé de la parole aux actes dans un autre dossier qui avait été aboli par le précédent gouvernement. Dernièrement, Québec a autorisé le lancement des travaux pour aménager une minicentrale hydro-électrique à Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré.

Le chef de Wemotaci étudie également la possibilité departager sa part des revenus avec les deux autres communautés atikamekws, soit Opitciwan et Manawan.

«Au niveau de la déclaration, c'est le territoire et on est unis. On a lancé la main aux deux autres communautés alors on attend des réponses», a expliqué M. Boivin

Négociations

Les négociations bilatérales avec le gouvernement du Québec sont toujours en cours, de façon intensive selon le grand chef, afin de trouver des solutions aux impasses qui perdurent.

«On ne sait pas s'il y a de l'ouverture, c'est un gros mot, mais il y a beaucoup de discussions», confirme Constant Awashish.

Par contre, pour le chef d'Opitciwan Christian Awashish, qui suit le dossier depuis beaucoup plus longtemps que le grand chef, c'est du pareil au même.

«Aux dernières élections, le parti libéral a pris des engagements et, jusqu'à maintenant, il ne les a pas respectés. C'est du copier-coller d'un parti à l'autre. On demande des résultats et des gestes concrets, ce n'est pas compliqué. Nos communautés veulent du changement», a-t-il conclu.

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