Le chef d'Opitciwan dénonce le non-respect des droits des Premières Nations

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le débat sur la gestion forestière impliquant Greenpeace, Produits forestiers Résolu et le gouvernement du Québec a fait réagir la communauté atikamekw d'Opitciwan qui dénonce fortement que les Premières Nations sont non seulement absentes, mais ignorées. Le chef d'Opitciwan, Christian Awashish, ne demande rien de moins que l'intervention du premier ministre.

«Encore une fois, un débat qui concerne nos territoires, nos droits et nos ressources se fait au-dessus de nos têtes comme si nous n'existions pas. Ça suffit!», lance-t-il dans une lettre envoyée aux médias.

Le chef Awashish rappelle que les compagnies doivent respecter les droits des Premières Nations et obtenir leur consentement libre et éclairé pour être reconnu par l'accréditation FSC.

«Aucune des entreprises qui exploitent le territoire n'a obtenu, ni même cherché à avoir, notre consentement», soutient-il.

Dans sa lettre, le chef d'Opitciwan s'en prend également au premier ministre Philippe Couillard qu'il accuse d'avoir rompu une promesse électorale et à la campagne internationale menée par son gouvernement pour défendre les intérêts de Produits forestiers Résolu.

«Lors de la dernière élection, M. Philippe Couillard avait fait la promesse de reconnaître le rôle d'Opitciwan dans la gestion forestière du territoire et de créer une relation de nation à nation. Encore une fois, on est victime d'une promesse brisée et d'une attitude rétrograde alors que notre communauté souffre de sous-développement», note-t-il.

«Et que dire du gouvernement qui mène une campagne de relations publiques internationales pour vanter les pratiques de l'industrie forestière, alors que les droits des autochtones sont bafoués?», ajoute-t-il.

Il interpelle ainsi le premier ministre Philippe Couillard d'avoir le courage de conclure une entente de nation à nation.

Le chef Awashish ne vise toutefois pas directement Résolu. Il a tenu à préciser sa pensée en réitérant son souhait d'établir des ponts avec les entreprises forestières, en appelant au dialogue plutôt qu'à la confrontation.

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