Le Plateau de travail de La Tuque récompensé

Estelle Paulhus, directrice du loisir et de la... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Estelle Paulhus, directrice du loisir et de la culture de la Ville de La Tuque, Julie Caron, conseillère à l'intervention collective régionale de l'Office des personnes handicapées du Québec, Julie Boulet, députée de Laviolette, Normand Beaudoin, maire de La Tuque, et Célyne Dufour, directrice adjointe aux ressources humaines de la Ville de La Tuque, lors de la remise du certificat.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Un projet en place depuis 1986 a permis à la Ville de La Tuque de figurer parmi les finalistes régionaux du prix À part entière 2014 de l'Office des personnes handicapées du Québec dans la catégorie Municipalités et MRC.

Un prix qui rend hommage à ceux qui contribuent à accroître la participation sociale des personnes handicapées. L'Office était de passage en Haute-Mauricie, en début de semaine, en compagnie de la députée de Laviolette, Julie Boulet, afin de féliciter la Ville de La Tuque pour sa nomination.

La Ville tient, depuis 28 ans déjà, un Plateau de travail dont les objectifs sont de permettre à des personnes ayant une incapacité ou une déficience d'intégrer un milieu de travail qui leur permet, entre autres, d'acquérir de l'autonomie, de se réaliser en tant que personne, de s'accomplir, de s'impliquer dans la communauté et d'acquérir de nouvelles compétences.

«Moi-même à une certaine époque j'ai personnellement engagé des personnes différentes, parce que je n'aime pas dire handicapées, et j'en suis très fier. Ils travaillaient pour moi à l'usine. Ces gens-là rayonnaient. Il y en a qui ont fait leur vie là. [...] Quand je suis devenu maire, je connaissais déjà le Plateau, ça existait déjà, et je trouvais que c'était vraiment très valorisant pour ces personnes-là. Ils sont fiers du travail qu'ils font, ils prennent ça très à coeur. C'est un projet important», a souligné le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

Ce programme est également un tremplin vers un autre emploi pour certains participants grâce à l'expertise acquise à la municipalité.

«Comme c'est une petite ville, il n'y a pas vraiment de place pour les gens qui ont des problèmes d'adaptation. Tout le monde se ramasse sur le Plateau. Il y a des gens qui ont plus de misère que d'autres, mais ici tout le monde travaille ensemble», a expliqué François Duplantie, responsable du Plateau de travail.

Dans le but de créer un sentiment de fierté et d'appartenance, les années de service des employés du plateau sont également soulignées. Actuellement, il y a neuf employés dans ce projet sur un total de 150 employés municipaux. D'ailleurs, une personne de l'équipe du Plateau de travail est à l'emploi depuis le tout début du programme il y a 28 ans et deux autres ont célébré dernièrement 25 ans de travail. Ils en étaient très heureux lorsque Le Nouvelliste les a rencontrés.

«On a reçu notre montre le 13 novembre et on était très fiers. J'ai fait un discours, j'ai dit à ce moment-là que j'aimais bien mon boss et que j'appréciais beaucoup l'ouvrage que je fais au travail», a fait savoir une participante qui préfère garder l'anonymat.

Le travail effectué par le Plateau a bien changé au fil des ans. Si au départ, les participants du projet lavaient des véhicules, il en est tout autrement aujourd'hui. Les tâches sont plus variées et dans plusieurs secteurs. C'est notamment grâce à eux que la Ville peut se vanter d'avoir d'aussi belles fleurs durant la période estivale. La Tuque a d'ailleurs été décorée l'an dernier d'un 3e Fleuron du Québec.

«Tout le monde ici est vraiment fier de ça! L'an passé on a donné un grand coup! Il y en avait beaucoup de fleurs», a souligné M. Duplantie.

Les félicitations viennent de part et d'autre dans la Ville, tant par l'organisation municipale que par les citoyens. «Ça nous fait toujours plaisir! L'appréciation en général est satisfaisante. Les gens en ville ne se gênent pas pour nous féliciter», lance un autre employé du Plateau.

Un projet comme celui-là prend tout son sens quand on demande aux participants si leur épanouissement aurait été le même sans le Plateau de travail. La réponse est catégorique et unanime, c'est non.

«À la place d'être assis chez nous, j'aime beaucoup mieux travailler et avoir une paye chaque semaine», soutient une participante.

Il faut souligner que tous les travailleurs du projet ont dû se soumettre au même processus d'embauche que les employés municipaux. «On passe des entrevues normalement... comme tout le monde», a conclu un des participants du projet.

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