Pacte fiscal: inquiétudes à la Chambre du Haut-Saint-Maurice

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Manon Côté, directrice générale de la CCIHSM.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) La Chambre de commerce et d'industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) n'a pas tardé à réagir au pacte fiscal. La Chambre se dit très inquiète des conséquences économiques causées par les coupes drastiques effectuées par le gouvernement.

«L'abolition mur à mur des CLD et des CRÉ préoccupe les gens d'affaires et vient fragiliser les efforts mis en place depuis plusieurs années par les intervenants économiques qui assuraient ainsi un continuum de services auprès de nos entreprises locales», a fait savoir la Chambre par voie de communiqué.

Elle explique également que ces structures ont pris une place de choix au sein du développement économique de la Haute-Mauricie.

«La contribution de ces organismes est majeure compte tenu de leur expertise et de leur pouvoir d'investissement. Elles comprennent les réalités du milieu, connaissent nos enjeux économiques de sorte que chaque action posée par ces dernières venait répondre à des besoins précis de notre milieu des affaires.»

La Chambre se dit également très inquiète par le passage des responsabilités aux MRC puisque la politique sera alors de la partie au niveau des décisions d'obtention de prêts ou d'accompagnement des entreprises. «Nos élus locaux auront donc l'odieux d'intégrer ces sommes dans les comptes de taxes de nos citoyens, qui eux financeront alors le service aux entreprises. Difficile d'envisager une vision de développement durable pour notre milieu dans ce nouveau contexte», dénonce la Chambre.

Cette dernière soutient par ailleurs qu'elle n'est pas contre une révision des façons de faire visant une réduction des coûts et des lourdeurs administratives puisqu'elle est préoccupée par la saine gestion des fonds publics.

«La où le bât blesse, c'est dans le moyen drastique choisi, soit l'abolition nonobstant de la région, de la réalité qui la touche et la place que ces structures ont réussi à occuper durant toutes ces années. Le transfert de cette responsabilité à notre agglomération vient confirmer que les économies annoncées par le gouvernement seront donc financées par les citoyens et entreprises, via les comptes de taxes. Au net, le résultat sera le même.

Maintenant, est-ce que notre milieu municipal a les moyens de financier cette responsabilité pour assurer un service aux entreprises, équivalent? Les services ainsi que l'accompagnement aux entreprises seront-ils encore offerts dans nos régions?», se questionne Manon Côté, directrice générale de la CCIHSM.

Du côté de la Ville, le maire Normand Beaudoin a fait savoir que la CRÉ était un organisme qu'il appréciait et qu'il aurait préféré qu'elle reste en place. «Cependant, ce n'est pas une décision qui nous appartient alors on va devoir vivre avec», a affirmé, Hélène Langlais directrice des communications de la Ville de La Tuque.

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