Le service de police d'Opitciwan en péril

Le service de police d'Opitciwan est en péril... (Photo: Audrey Tremblay)

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Le service de police d'Opitciwan est en péril selon le Conseil des Atikamekws de l'endroit.

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L'épineux dossier des services policiers d'Opitciwan refait surface, près de six mois après la signature d'un accord de principe. Le Conseil des Atikamekws d'Opitciwan dénonce le laxisme des gouvernements. Il soutient que le service est en péril parce que les fonds nécessaires ne sont toujours pas reçus et envisage même, encore une fois, l'interruption du service de police dans la communauté.

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Christian Awashish

«Ce n'est pas normal qu'une communauté comme la nôtre, l'une des plus pauvres du Canada, se retrouve dans l'obligation de s'endetter parce que les gouvernements tardent à verser les sommes promises. C'est inacceptable, frustrant et injuste», a déclaré le chef de la communauté d'Opitciwan, Christian Awashish.

Pourtant, en mars dernier, le Conseil affirme qu'il s'était entendu avec les ministères de la Sécurité publique du Canada et du Québec pour reconduire les ententes sur les principaux paramètres permettant à la Sécurité publique d'Opitciwan d'assurer la prestation des services de police pour l'année financière 2014-2015.

«On avait déjà tout signé, mais la réponse qu'on nous donne, c'est que l'appareil gouvernemental doit suivre toutes les étapes avant de libérer les fonds», explique M. Awashish.

Rappelons que les ententes sur la prestation des services policiers dans les communautés autochtones du Québec sont financées à 52 % par le gouvernement du Canada et à 48 % par le gouvernement du Québec. «Malheureusement, à ce jour, c'est la communauté qui doit assumer seule le financement des services de sécurité publique», a souligné le Conseil dans un communiqué.

Un manque à gagner estimé par le Conseil à 2,8 millions $ pour l'année courante.

«On s'endette à cause de ça, c'est inacceptable et déplorable comme situation. C'est un service essentiel», déplore le chef Awashish.

Les élus de la communauté envisagent désormais la possibilité de mettre fin à son service de sécurité publique d'ici quelques jours et de s'en remettre à la Sûreté du Québec pour assurer l'ensemble des services auxquels la communauté a droit.

Il faut dire que les policiers de la Sûreté du Québec ont déjà eu à se rendre dans la communauté pour des raisons de financement.

«Ç'a avait connu des ratés [...] Ils ne connaissent pas la langue ni la culture, ça ne fonctionne pas», soutient le chef.

«C'est une mesure drastique, mais nous n'avons plus le choix. Sous peu, nous ne serons plus en mesure de couvrir les dépenses liées à la sécurité publique et d'honorer le chèque de paye des policiers. Nous nous croisons les doigts et espérons que les délits et les infractions n'augmenteront pas de façon significative en attendant que la Sûreté du Québec prenne la relève», a-t-il ajouté.

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