Les résultats des analyses réalisées à partir d'échantillons pris à une cinquantaine d'endroits sur le territoire ont été présentés au congrès par le géologue Claude Hébert et le directeur forestier et de la diversification économique à la Ville de La Tuque, Patrice Bergeron. Ces derniers ont entre autres démontré qu'il y avait certains indices intéressants surtout au niveau de la pierre architecturale. Ce serait principalement du granite au nord de Parent à l'ouest du réservoir Gouin.
«On a réellement décelé du potentiel intéressant. Malgré que ce soit encore à l'état embryonnaire, ça été suffisamment intéressant pour que le gouvernement dise qu'il allait venir nous cartographier à partir de 2013», a expliqué Marco Lethiecq, directeur général de la Ville de La Tuque.
«On est très satisfaits, je dirais même que nous avons atteint nos objectifs à 120 %, parce qu'on était là pour avoir la cartographie du gouvernement et nous l'avons eue. En plus, on sait qu'on a suscité de l'engouement de certains prospecteurs pour l'exploration», a-t-il ajouté.
L'aventure a commencé en 2009 alors qu'une étude avait été demandée au géologue Claude Hébert. «La Conférence régionale des élus de la Mauricie (CRÉ) de la Mauricie et la commission des ressources naturelles du territoire lui ont donné comme mandat de vérifier le potentiel de développement minier dans l'ensemble du territoire», a mentionné le directeur général.
En janvier 2011 quand M. Hébert est venu présenter ses résultats, ce dernier était en mesure d'expliquer qu'il y avait effectivement un potentiel minier. Par contre, la Ville était toujours en attente du potentiel réel, parce que l'étude avait été faite à grande échelle.
«C'est suite à cela que le comité de la planification stratégique a fait une demande au niveau du service de cartographie des ressources naturelles du territoire pour mettre à jour les données qui dataient des années 1960», explique M. Lethiecq
Ils s'étaient alors fait dire «non» par le gouvernement, puisqu'il ne s'agissait pas d'une priorité du ministère des Ressources naturelles.
«On s'est alors questionné à savoir ce que l'on pourrait faire pour attirer le gouvernement du Québec chez nous. De là est surgie l'idée de donner un mandat, conjointement avec la CRÉ-Mauricie, à M. Claude Hébert afin d'étudier le réel potentiel minier de la Haute-Mauricie», a-t-il poursuivi.
Pour la Ville de La Tuque, ce projet se veut une excellente source de retombées économiques. «On sait qu'avant d'ouvrir une mine tu peux faire valider beaucoup de projets, et toutes les personnes derrière ces projets viennent ici pour faire des recherches et ils dépensent dans la région. Il y a énormément de potentiel économique», a indiqué le directeur général.
Ce dernier a par ailleurs fait savoir qu'avant d'avoir de l'exploitation, s'il y avait un potentiel, la population serait consultée.