Batiscan: la Municipalité ne paiera plus les tablettes

La mairesse Sonya Auclair.... (Archives Le Nouvelliste)

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La mairesse Sonya Auclair.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Batiscan) La Municipalité de Batiscan ne paiera plus de tablettes électroniques aux élus dorénavant. Celles qui ont été achetées par la Municipalité, jusqu'à présent, seront utilisées jusqu'à la fin de leur vie utile et transmises aux prochains élus, s'il le faut, mais ce seront les dernières. Quand elles ne seront plus bonnes, les élus devront fournir leur propre équipement.

C'est ce qui a été décidé par le conseil municipal de Batiscan, juste avant Noël, à la suite d'une polémique entourant l'achat d'une tablette par la mairesse, Sonya Auclair.

Mme Auclair avait acheté une tablette, ce qui lui avait été recommandé par d'autres maires pour prendre part aux réunions de la MRC des Chenaux. Elle avait fourni son bon de commande, au lieu d'une facture, pour se faire rembourser l'appareil en question par la Municipalité, ce qui lui avait valu un avertissement de la part du ministère des Affaires municipales.

Mme Auclair estime que cette décision de ne plus acheter de tablette électronique pour les élus, désormais, mettra fin aux critiques tout en générant des économies pour la Municipalité.

La plupart des gens possèdent déjà ce genre d'appareil de toute façon, dit-elle «et la nouvelle mode, c'est plutôt bring your own device (apporter votre propre appareil)», fait-elle valoir.

«J'ai été obligée de donner une formation à tous nos conseillers pour qu'ils apprennent à l'utiliser pour les besoins de la Municipalité», illustre-t-elle en ajoutant que la plupart avait déjà un ordinateur à eux.

«Quand on a décidé d'en acheter, on ne pensait pas que ça ferait un chiard de même», dit-elle. Le conseil a en effet essuyé de nombreuses critiques. La mairesse calcule que pas moins de 13 087 $ ont été dépensés par la Municipalité pour répondre aux questions et aux demandes d'accès à l'information des détracteurs du conseil, en 2016, de même qu'en «avocats, en conseils et en agents de sécurité. C'est toujours causé par les mêmes personnes», déplore-t-elle.

«C'est beaucoup d'argent. C'est tellement de temps et d'énergie», dit la mairesse. «Au début de mon mandat, on ne calculait pas ça. On se disait que ça va passer», dit-elle. «Mais on n'est pas les seuls», se console-t-elle.

La Municipalité a déjà payé le iPad de la mairesse. «Moi, je leur ai remboursé 137,97 $ et de ça, mon directeur général demande au ministère de s'amender et de me rembourser. Moi, je ne veux pas qu'ils me paient. Je vais le payer au complet et je veux avoir la paix», dit-elle.

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