Dostaler a «envie de continuer»

Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, a dû... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, a dû calmer le jeu avec des parents du hockey mineur, à la fin de l'été.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Toujours très à l'aise pour défendre sa position devant ses citoyens dans le dossier des services supralocaux, le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, confirme qu'il sollicitera un deuxième mandat lors de l'élection du 5 novembre 2017.

Au cours des derniers mois, le mécontentement des parents de joueurs de hockey mineur a toutefois laissé des traces, de sorte que l'an prochain, le conseil municipal sera davantage porté à trouver une solution pour permettre aux jeunes de jouer à Shawinigan.

M. Dostaler a été élu deux fois comme conseiller avant de prendre la relève de Pierre Bouchard, en 2013. 

«J'ai beaucoup envie de continuer», confirme-t-il. «Je vais être de l'élection de novembre, c'est certain. Nous avons des années intéressantes qui s'en viennent.»

La sollicitation de Shawinigan pour obtenir une compensation pour ses services supralocaux a braqué les projecteurs sur Notre-Dame-du-Mont-Carmel au cours des derniers mois, en raison de la forte participation des jeunes de cette municipalité aux sports de glace à l'aréna Gilles-Bourassa et au Centre Gervais auto.

En fait, sur la facture totale des frais supralocaux estimée par Raymond Chabot Grand Thornton, la part de Notre-Dame-du-Mont-Carmel représentait 51 %. Les huit autres municipalités sollicitées à ce moment se partageaient le reste.

Pour contourner l'appétit de Shawinigan, M. Dostaler signait, en avril dernier, une entente avec l'Association du hockey mineur de Saint-Boniface pour permettre aux enfants de jouer leur saison 2016-2017 dans cette municipalité. Sur le coup, les parents ont peu réagi à cette éventualité, mais en septembre, ils avaient fait connaître leur mécontentement aux élus lors d'une assemblée publique houleuse.

Pour cette saison, les jeunes ont finalement pu jouer à Shawinigan, à fort prix, ou à Saint-Boniface. Il s'agit d'un privilège exceptionnel accordé par Hockey Mauricie. Difficile de prévoir comment évoluera ce dossier, qui pourrait très bien hanter les élus lors de la prochaine campagne électorale.

«Je continue à dire haut et fort que la majorité de la population est d'accord avec l'orientation du conseil municipal, soit celle du principe de l'utilisateur payeur», commente M. Dostaler. 

Ce dernier convient que si le scénario idéal de cette année ne peut se répéter, il privilégiera une entente avec Shawinigan.

«Je ne suis pas sourd et je vais respecter ce que j'ai dit aux parents», assure-t-il. «Ce que j'entends, c'est que la majorité ne désirait pas jouer à Saint-Boniface. On ne va pas s'opposer à ça. Il faudrait se trouver une nouvelle façon de travailler ensemble, mais ce que j'entends, c'est que la majorité des parents veulent jouer à Shawinigan.»

Traditionnellement, Notre-Dame-du-Mont-Carmel payait la moitié de la surtaxe de 400 $ pour permettre aux jeunes hockeyeurs de jouer à Shawinigan. Cette politique a été abolie cette saison, en raison de l'entente avec Saint-Boniface à laquelle une vingtaine d'enfants ont finalement adhéré. 

«On veut continuer à aider», confie M. Dostaler. «Mais ce qui accroche dans la facture unique des services supralocaux, c'est qu'on nous oblige à payer pour des adultes. Nous, on n'est pas là. On veut aider les jeunes, soutenir les familles, mais je ne suis pas certain qu'on doive soutenir des choix d'adultes.»

Surplus anticipé

Pour le moment, comme partout à travers la région, les élus municipaux se consacrent à l'élaboration du budget 2017. À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le fruit de cet exercice sera présenté en assemblée publique le 19 décembre.

Le 17 novembre, M. Dostaler a présenté son rapport sur la situation financière de la municipalité. Contrairement à son habitude, il n'a pas voulu s'avancer sur ce que le prochain compte de taxes réservait aux contribuables. En effet, au cours des dernières années, le conseil municipal annonçait très rapidement ses couleurs, bien avant le dépôt du budget.

«Nous en faisions plus que ce qu'on devait faire», convient le maire. «On s'adapte selon les normes.»

Selon les informations disponibles, M. Dostaler prévoit un surplus d'environ 100 000 $ en 2016. Pour la prochaine année, le conseil municipal veillera notamment à supporter le comité de mobilisation pour l'agrandissement de l'école, terminer la réfection du centre sociocommunautaire et évidemment, travailler sur le dossier des équipements supralocaux à Shawinigan. Des investissements majeurs sont également prévus sur le réseau routier.

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