Convention collective au goût amer à Batiscan

Sonya Auclair, mairesse de Batiscan.... (Archives, Le Nouvelliste)

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Sonya Auclair, mairesse de Batiscan.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Batiscan) Les employés de la Municipalité de Batiscan ont beau avoir signé une nouvelle convention collective, depuis le 4 juillet, il semble que la paix industrielle ne soit pas revenue pour autant.

Le Syndicat canadien de la Fonction publique FTQ a émis un communiqué, lundi, puisque plusieurs griefs sont toujours en suspens. La conseillère syndicale, Nina Laflamme, croit que malgré toutes les démarches, il semble impossible de régler ces griefs à l'amiable et qu'il en coûtera donc des sommes considérables aux contribuables, selon elle, pour en venir à bout.

C'est que le jour même où le syndicat déposait son premier grief en 10 ans, l'employeur a procédé à la mise à pied d'un des quatre salariés de la municipalité. Notons que trois personnes travaillaient aux travaux publics et une quatrième est une employée de bureau.

L'employeur a effectué cette mise à pied en alléguant qu'il manque de travail. Cela «ne nous apparaît pas réel», plaide le syndicat.

De son côté, la mairesse de Batiscan, Sonya Auclair, indique que les employés n'ont jamais démontré au conseil qu'il y a assez de travail.

Le directeur général de la Municipalité a désormais pour mission de rencontrer les employés tous les lundis afin de les forcer à faire une planification de leurs travaux de la semaine, ce que ces derniers ne faisaient pas avant, selon la mairesse.

Depuis 10 ans, la Municipalité a toujours disposé d'au moins trois employés pour effectuer les travaux publics. 

Cet été, pendant huit semaines, la Municipalité n'avait plus qu'un seul employé à la fois au garage municipal, indique Nina Laflamme, conseillère syndicale.

Selon elle, les terrains municipaux, en particulier le terrain de balle, en souffrent. 

«Nous avons pris des photos», dit-elle. La mairesse Auclair assure, bien au contraire, que le travail n'était pas mieux fait lorsque trois employés étaient à l'oeuvre «et nos fleurs sont belles quand même», assure-t-elle.

La mairesse indique que certains travaux ont d'ailleurs été réorganisés puisque ce n'était pas aux employés municipaux à le faire. Par exemple, un des employés faisait des travaux de plomberie au Vieux Presbytère alors qu'il n'est pas plombier. «On lui a dit de ne pas y aller et il y est allé quand même», indique la mairesse. La Municipalité a aussi cessé de tondre le gazon au Vieux Presbytère afin de rationaliser ses dépenses.

Les griefs en cours du syndicat portent sur la mise à pied de l'employé ainsi que sur le fardeau de travail accru qui est imposé aux employés restants.

L'entente négociée comprend néanmoins des points très positifs, plaide la mairesse, soit un rattrapage salarial équivalent aux salaires d'emplois comparables chez d'autres employeurs de la région, des congés de maladie monnayables lorsque non utilisés, un horaire d'été plus intéressant pour les membres, une prime lors d'affectations temporaires à un poste supérieur et une meilleure clause de juridiction syndicale.

Malgré tout, les griefs qui restent laissent «un goût amer chez la partie syndicale», indique la SCFP.

Les syndiqués ont obtenu des augmentations de salaire de 12 % sur cinq ans. Elles sont plus faibles, déplorent-ils, que celles des membres du conseil municipal qui sont de 15 %, souligne le syndicat.

L'idée d'avoir congédié un employé par manque de travail vise à «faire une saine gestion», assure Mme Auclair. 

Cette dernière estime que la conseillère syndicale, dans ce dossier, ne fait pas preuve d'une bonne attitude. «Quand tu veux négocier de bonne foi, tout va toujours bien», plaide la mairesse.

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