Parc Éco-Nature: la population dit non à 55%

La mairesse Sonya Auclair était visiblement déçue des... (Photo: Audrey Tremblay)

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La mairesse Sonya Auclair était visiblement déçue des résultats.

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(Batiscan) La population de Bastican a tranché, dimanche, ils ne veulent pas du projet de parc Éco-Nature, qui devait longer la plage de Batiscan, du quai municipal jusqu'aux abords du pont. Ils se sont présentés en grand nombre pour le référendum consultatif. Au final, 312 personnes ont rejeté la demande de la municipalité contre 256, un taux de participation de plus de 60 %.

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L'annonce des résultats s'est effectuée vers 20 h 45, dimanche soir.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

«Je suis déçue, j'y ai cru, mais je respecte la décision des gens. On voulait aller de l'avant avec l'appui de la population. Ce n'est pas le cas donc on va abandonner le sujet», a souligné la mairesse Sonya Auclair immédiatement après l'annonce des résultats.

«Si on n'avait pas voulu connaître l'opinion des gens, on ne l'aurait pas demandée. L'administration municipale en place a décidé d'aller de l'avant pour demander l'opinion des gens et on l'a maintenant», a-t-elle ajouté.

Si cette dernière semblait déçue, d'autres citoyens présents au dévoilement étaient prêts à sortir le champagne.

«On est des riverains, on est très concernés et on est très contents. On n'est pas surpris des résultats, ça été fait un peu dans le dos des gens», a lancé une dame.

La Municipalité croyait pourtant au projet, tant pour son côté écotouristique que pour l'apport économique qu'il aurait pu avoir en amenant des visiteurs sur son territoire.

«On a déjà eu plusieurs commerces actifs. La dévitalisation de notre village fait en sorte qu'on a déjà eu une quincaillerie, on n'en a plus, on avait un marché, on n'en a plus; la caisse populaire est fermée, il ne nous reste qu'un guichet. Comme partout ailleurs, on est menacé d'être dévitalisé, de là l'importance de créer une économie locale forte en joignant à ça le tourisme. Il faut générer de l'économie locale pour pouvoir éviter l'exode de nos jeunes, de nos gens», expliquait la mairesse.

Les citoyens avaient d'ailleurs déjà été invités à en apprendre plus sur le projet lors d'une soirée publique d'information, le 15 septembre dernier.

«On ne leur enlevait rien aux propriétaires riverains. Quand ils ont acheté leur propriété, c'était déjà fréquenté par la population de Batiscan depuis plus de 50 ans. Ils ont acheté en connaissance de cause. La plage était fréquentée, il y avait du volley-ball, différentes activités nautiques... Ils n'étaient pas étrangers à la situation», affirme Sonya Auclair.

La mairesse a bien tenté de convaincre les citoyens que les taxes ne seraient pas gonflées avec le projet, cependant c'était «impossible d'y croire» selon plusieurs personnes rencontrées par Le Nouvelliste. Des citoyens qui craignaient également la perte de valeur de leur maison.

«On fait rire de nous par les conseillers. On se fait dire qu'on pense juste à nous, mais ce sont nos terrains. On les a payés. On nous dit que ça ne coûtera rien. Voyons donc! On est réaliste, si ça passe, c'est nos taxes qui vont en prendre un bon coup», affirmait une dame, qui préférait garder l'anonymat.

Cette dernière, qui habite une maison centenaire sur les rives, était convaincue, avant même les résultats que le projet n'allait pas être accepté. Selon elle, le projet est allé trop loin.

«Tout ce qu'on voulait nous [les riverains] c'était des règlements pour nous protéger pour que les touristes nous respectent. Ce sont eux qui polluent. On n'a jamais refusé l'accès aux gens de Batiscan», a-t-elle lancé.

Maintenant, la mairesse va tourner la page. Elle va demander aux riverains ce qu'ils attendent désormais de la Municipalité.

«On n'a pas de mandat de faire une plage publique. Est-ce qu'elle va devenir privée et exclusive? C'est une option», a-t-elle conclu.

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