La rhubarbe... sous forme de vin!

Steve Massicotte, actionnaire des Boissons du Roy, présentera... (PHOTO ANDRÉANNE LEMIRE, LE NOUVELLISTE)

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Steve Massicotte, actionnaire des Boissons du Roy, présentera son dernier cru, un vin blanc de rhubarbe, lors des Délices d'automne de Trois-Rivières. Le produit est d'ores et déjà disponible à la boutique des producteurs située à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE) Généralement, les enfants adorent la rhubarbe, fraîche, coupée à la racine et, surtout, plongée dans un bol de sucre blanc. Désormais, les adultes pourront également s'en délecter, cette fois sous forme de vin. En effet, les Boissons du Roy viennent d'embouteiller leur dernière nouveauté, un vin blanc de rhubarbe vendu sous l'étiquette Sa Majesté.

Ils ne sont que deux producteurs au Québec à offrir ce nectar particulier monté à 14 % d'unités d'alcool. Son goût avoisine les notes fumées et délicates du sauvignon blanc avec, en fin de bouche, l'acidité sèche de la rhubarbe. Ce nectar à la robe claire, on l'assure gagnant en apéritif voire accompagnant des assiettes de volaille ou de poisson.

«C'est un vin léger, avec l'amertume délicate de la rhubarbe qui vient rappeler que c'est un vin de rhubarbe, mais c'est très subtil. Un goût très surprenant, quand même assez corsé, ce qui en fait un vin qui se conserve très bien. Aucun problème pour le consommer, par exemple, dans un an», signale l'un des actionnaires des Boissons du Roy, Steve Massicotte.

«Ça goûte le vin blanc, mais en soupçon d'arrière-bouche, la rhubarbe apparaît et les gens adorent ça. Au point où certains le confondent avec un vin de raisin. C'est un vin surprenant, rafraîchissant, un vin qui se prend frais, à cinq ou six degrés Celsius», propose le producteur.

Ne concocte pas un vin de rhubarbe qui veut, comme un vin traditionnel. Si les plants de rhubarbe sont moins capricieux que les vignes, il n'en demeure pas moins que le travail derrière une bouteille est colossal. Un an de travail, en fait. Comme les Boissons du Roy élaborent leur propre processus de fermentation, tant pour le vin de rhubarbe que pour leur porto aux bleuets, par exemple, il faut être patient avant de transformer le fruit de la rhubarbe (sa tige) en liquide.

«Depuis qu'on fabrique des boissons alcoolisées, et contrairement à d'autres qui vont faire un jus auquel ils vont ajouter de l'alcool acheté à la SAQ et qui vont faire fermenter leurs fruits dans l'alcool de la SAQ, nous on fait un processus de fermentation de A à Z. Donc on part avec le fruit, les levures, au besoin on ajoute un peu de sucre et d'eau, mais en quantité très minime, et on fait faire la fermentation. On part ainsi de 0 % d'alcool, qui est le jus de rhubarbe, et on le monte par lui-même jusqu'à 14 %. C'est pourquoi on ne peut pas sortir un produit du jour au lendemain», précise M. Massicotte.

Point positif pour la rhubarbe: à l'opposé du vin, son fruit se congèle facilement. Ainsi, les années de culture plus difficiles peuvent être compensées par les saisons plus productives. Somme toute, la rhubarbe est relativement facile à exploiter. Dans un sol plutôt riche et avec un ensoleillement total ou une ombre légère, les semis grandissent et se propagent rapidement, surtout s'ils sont semés l'automne précédent. «Un plan de rhubarbe fournit énormément. Aux Boissons du Roy, on n'a pas de vigne, alors ça nous oblige à sortir des terrains battus», admet M. Massicotte.

Notons que Sa Majesté a également été acceptée dans le club sélect de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) du Québec et peut donc porter fièrement la dénomination de «vin». «C'est très réglementé», souligne M. Massicotte. «Avant, la RACJ considérait la rhubarbe comme une plante et, donc, on ne pouvait pas faire de vin composé uniquement de rhubarbe. Par le passé, nous avons fait des premiers essais avec de la fraise blanche et de la rhubarbe. Puis, la Régie nous a autorisés à avoir un vin uniquement de rhubarbe.»

Avis aux amateurs de produits fins, cette première cuvée a été tirée à 5000 bouteilles, autant de précieuses disponibles à la boutique des Boissons du Roy, située au 745, route Principale à Sainte-Anne-de-la-Pérade, voire dans l'un des 25 festivals visités, bon an, mal an, par les producteurs. Notons que Sa Majesté sera présentée en grande première mondiale dans le cadre des Délices d'automne de Trois-Rivières, du 4 au 7 septembre, ainsi qu'à la fête des vendanges de Magog, les 5, 6, 7, 12 et 13 septembre.

olivier.gamelin@lenouvelliste.qc.ca

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