Un médiateur demandé à Sainte-Anne-de-la-Pérade

Diane Aubut, mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade.... (François Gervais)

Agrandir

Diane Aubut, mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Un fossé s'est creusé entre la Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade et ses employés. Fossé qui, semble-t-il, a surpris l'administration municipale, puisque la mairesse, Diane Aubut, misait sur une ou deux rencontres pour régler les différents qui séparaient les deux parties. Devant l'impasse, une demande de médiation-conciliation a été formulée par la partie patronale auprès de la Commission des relations du travail du Québec.

Selon la Municipalité, plusieurs points avaient été paraphés à la satisfaction de tous, et ce, dès le début des discussions en novembre dernier. De l'avis de la mairesse, qui s'est dite étonnée de la volte-face du Syndicat, le hic proviendrait de l'autre côté de la table de négociation.

«Le Syndicat est arrivé avec une proposition finale où l'on reconduisait la dernière convention, sans les clauses sur lesquelles nous nous étions entendus, ou à défaut de quoi c'est la grève. Nous ne comprenons pas cette position qui ne règle rien des problèmes reliés à l'ancienne convention, que les deux parties souhaiteraient régler, et qui nous ramènent trois ans en arrière», signale Mme Aubut.

Sans convention collective depuis décembre 2013, le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente la douzaine d'employés municipaux de Sainte-Anne-de-la-Pérade, a reçu de la part de ses membres un mandat de grève à être exercé au moment opportun.

Mme Aubut, qui affirme avoir toujours négocié de bonne foi, espère que les pourparlers reprendront le plus rapidement possible, au bénéfice de tout le monde, y compris des citoyens. «En date de vendredi dernier, nous avons fourni nos disponibilités pour la rencontre de médiation-conciliation auprès de la Commission des relations du travail afin de fixer une date qui nous permettra de poursuivre nos efforts en vue de régler la situation», note Mme Aubut. «Nous souhaitons nous asseoir rapidement avec la conciliatrice et le Syndicat afin de régler cette situation et poursuivre une offre de service de qualité à la population.»

Selon la Municipalité, le Syndicat demanderait une augmentation salariale de 13,5 % sur trois ans. En retour, l'administration municipale aurait proposé une contre-offre jugée «insultante» par les syndiqués.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer