Port pétrolier: Champlain se dit concernée

Le port de Bécancour, vu de Champlain.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le port de Bécancour, vu de Champlain.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Champlain) Au même titre qu'elle était concernée directement par la présence d'une centrale nucléaire de l'autre côté du fleuve, la municipalité la plus proche du parc industriel de Bécancour, Champlain, suit de près les discussions entourant le choix du site du futur port pétrolier de TransCanada et ce, même si le port de la municipalité d'en face, ne semble être que le troisième ou quatrième choix de la société albertaine.

C'est que si le projet devait se concrétiser, après tout Bécancour semble une alternative plutôt réaliste, des répercussions se feraient sentir à Champlain, où le chenal passe tout près, observe le maire Guy Simon.

«C'est une nouvelle qui arrive comme un cheveu sur la soupe, ce matin. Bécancour ne faisait pas partie des plans initiaux de TransCanada», commente le maire Simon qui se demande par ailleurs si le quai du parc industriel de Bécancour est vraiment capable d'accueillir des supers pétroliers. «Si je me fie aux séances d'information qu'il y a eues sur la liquéfaction de gaz, la longueur des jetées ne semblait pas suffisante. Je ne suis pas convaincu que ce port est capable de prendre un achalandage de gros pétroliers.»

Cela dit, les répercussions possibles préoccupent le maire, dont le bruit occasionné par les installations nécessaires à un gros port pétrolier par exemple, ainsi que l'éclairage industriel généré par ce genre d'activité la nuit. «La tendance dans le parc industriel, c'est d'orienter la lumière vers le fleuve, donc directement vers nous. Il n'y a aucun obstacle quand c'est dirigé vers le nord. On est la municipalité la plus proche, sans aucune protection visuelle, contrairement aux municipalités du sud, voisines du parc. Elles, elles ne le voient pas du tout le parc industriel. Il y a des barrières naturelles, comme des arbres. On me dit aussi que lorsqu'une usine installe un système de ventilation, on a tendance à orienter ça vers le fleuve. Mais l'eau, ça porte le son. Ici, on entend la musique du bateau qui fait des croisières.»

De plus, les vagues, que ne manquera pas de provoquer le passage des grands pétroliers, inquiètent aussi le maire. Le mur de soutènement construit à Champlain par le fédéral, il y a déjà plusieurs années, présente en effet des signes de fatigue à plusieurs endroits. Des dalles de béton se détachent ou fendillent. «C'est certain que si on augmente le trafic sur le fleuve, ça risque d'avoir des effets sur ces pièces qui sont déjà chancelantes.»

Enfin, on est aussi conscient à Champlain qu'un éventuel déversement de pétrole au quai de Bécancour prendrait inévitablement la direction de Champlain, via le chenal.

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