Compostage Mauricie: l'évaluation environnementale est terminée

Les travaux en vue de la décontamination du... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les travaux en vue de la décontamination du terrain de l'ex-Compostage Mauricie, maintenant nettoyé, se poursuivent.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Luc-de-Vincennes) L'évaluation environnementale de l'ancien terrain de Compostage Mauricie à Saint-Luc-de-Vincennes, réalisée par la firme TechnoRem de Laval, et qui constitue la première étape de l'étude de caractérisation du sol, en vue d'une possible décontamination, est terminée. Le rapport a été remis au ministère du Développement durable, de l'Environnement et Lutte contre les changements climatiques, qui doit maintenant en principe poursuivre le processus de réhabilitation du site.

Annie Morin de TechnoRem, la firme spécialisée dans la gestion des eaux souterraines qui avait reçu le contrat de l'évaluation environnementale en août dernier, a confirmé que la balle est maintenant dans le camp du ministère de l'Environnement. Stéphanie Lemieux, des communications au ministère de l'Environnement a fait savoir, que le rapport de TechnoRem recommande en effet une caractérisation environnementale du site... ce qui n'est pas une surprise. Il faudra toutefois attendre le printemps pour lancer de nouveaux appels d'offres car, cette fois, la firme qui sera retenue aura à faire des tests sur le terrain ainsi qu'un échantillonnage de sols et d'eaux souterraines. Mme Lemieux ajoute que ces travaux pourraient s'échelonner sur six mois à 12 mois.

Rappelons que la phase 1, qualifiée «de recherche historique» consiste à établir à partir de documents et renseignements théoriques seulement, si les anciennes activités et pratiques de Compostage Mauricie sur le site ont pu causer une contamination des sols et des eaux souterraines. La phase 2, nommée «caractérisation environnementale préliminaire», consiste à échantillonner et caractériser les sols et les eaux souterraines à des endroits prédéterminés et à soumettre ces échantillons à des laboratoires afin de confirmer ou non la présence de contaminants dans des concentrations supérieures à celles permises.

Enfin, une phase 3 peut être nécessaire dans le but d'évaluer l'ampleur d'une contamination. Un nouvel échantillonnage est alors nécessaire.

Ce n'est que par la suite que la réhabilitation du sol peut commencer entre autres par l'excavation du sol contaminé pour en disposer dans un lieu de traitement ou d'enfouissement, ou par d'autres interventions.

Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot, dit ne pas être au courant de l'évolution du dossier maintenant qu'on en est rendu à la caractérisation.

«On nous avait dit qu'on nous donnerait des nouvelles mais nous n'en avons pas eues. Le conseil est quand même concerné car actuellement c'est le ministère de l'Environnement qui est «gardien» du site, (appartement à René Schreiber), et qu'il a inscrit une hypothèque légale sur le terrain.

Rappelons enfin que le nettoyage du site, terminé en 2013, et où se trouvaient 294 000 tonnes de matières en compostage a déjà coûté 16,5 millions $ aux contribuables, à la suite de la faillite de Compostage Mauricie en 2008.

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