Pêche aux poissons des chenaux: la préparation va bon train

Les pourvoyeurs travaillent depuis l'aube mardi pour préparer... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Les pourvoyeurs travaillent depuis l'aube mardi pour préparer le village sur la glace afin d'accueillir les pêcheurs qui viendront mercredi célébrer la nouvelle année en taquinant les petits poissons des chenaux.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Il y avait de l'action mardi sur la rivière Sainte-Anne. Les pourvoyeurs ont travaillé de l'aube jusqu'au soir pour préparer le village sur la glace afin d'accueillir les pêcheurs aujourd'hui qui viendront célébrer la nouvelle année en taquinant les petits poissons des chenaux. Mais déjà mardi, les cheminées de quelques cabanes fumaient, car certains irréductibles de la pêche au poulamon étaient impatients de commencer la 77e saison.

«Je viens depuis 1961 avec mon père, lorsque j'avais 21 ans. Mais cette année, j'initie mon petit-fils Justin», lance Albert Plante, un jeune retraité de l'hôpital Sainte-Justine où il a travaillé pendant plusieurs années à titre de psychiatre pour les enfants. «Je sais que le poisson, c'est bon pour la santé. Ça contient plein d'oméga-3. Et le poulamon est bon à manger, il faut simplement savoir l'apprêter.»

De retour d'un voyage à Cuba, M. Plante voulait rapidement venir à Sainte-Anne-de-la-Pérade pour profiter d'une belle journée avec sa conjointe, Annette Landreville, et son petit-fils, Justin Cournoyer. Le petit groupe de la région de Montréal avait la rivière pratiquement à eux seuls. Lorsque le jeune Justin patinait avec sa grand-mère sur la belle glace, d'environ 35 centimètres d'épaisseur, Albert Plante pêchait assis près du poêle à bois alors que résonnait d'une petite chaîne stéréo des rythmes cubains.

«Pour moi, c'est un plaisir être ici. La cabane à sucre, la pêche sur la glace et la pêche aux poissons des chenaux font partie des plaisirs de l'hiver», souligne-t-il.

«J'ai attrapé quatre poissons jusqu'à maintenant dont un gros par la queue. C'est vraiment l'fun», renchérit de son côté le jeune Justin Cournoyer.

D'autres pêcheurs ont aussi loué des cabanes mardi, mais personne n'est arrivé aussi tôt que M. Plante et sa famille. Non loin de là, un groupe d'Ontariens d'origine asiatique avaient aussi mis les lignes à l'eau.

Le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux, Steve Massicotte, redoublait d'ardeur pour installer les cabanes de son centre de pêche. Il espérait réussir à en installer une dizaine avant le coucher du soleil. Autant pour lui que pour la plupart de ses collègues pourvoyeurs, l'aménagement du village allait bon train.

«Nous tentons d'en installer le maximum aujourd'hui [mardi]. Nous voulons avoir une belle capacité d'accueil pour demain [mercredi]», note M. Massicotte en précisant que les réservations sont nombreuses pour les prochains jours. «Les gens veulent venir fêter le 31 et le 1er avec nous. Ils attendaient ça depuis le 26 décembre. Plusieurs personnes avaient remis leur réservations en raison de la pluie et nous serons fin prêts. Le poisson est là.»

Les pourvoyeurs s'affairaient donc mardi à installer le plus de cabanes possible. Après avoir fait un trou rectangulaire sur la glace, les travailleurs installaient les bâtiments pour que les pêcheurs puissent s'adonner à leur activité protégés des affres de Dame nature.

Habitués de composer avec les caprices de la météo, les pourvoyeurs n'étaient pas alarmistes, malgré les retards engendrés par le redoux de la semaine dernière. Ceux-ci en ont vu d'autres en 77 ans d'activité. «Il fait froid et il fait soleil. On est heureux», affirme d'emblée Jeannot Mailhot de la pourvoirie familiale Robert Mailhot. «Les hivers ne sont jamais pareils. Nous avons déjà débuté le 15 janvier, nous n'avons donc pas vraiment de retard. Nous n'avons pas le choix de faire avec la température.»

Du côté de la pourvoirie J.P. Hivon, une dizaine de cabanes étaient sur le point d'être opérationnelles mardi matin. Christian Hivon, le propriétaire de la pourvoirie, souligne que le retard du début de la saison engendre des pertes, mais que l'impact sur l'ensemble de l'hiver est relativement négligeable. «Lors de la période des Fêtes, les gens ne pensent pas beaucoup à la pêche. Le gros de la saison, c'est en janvier et février», précise M. Hivon en soulignant que les poissons sont déjà bien arrivés à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

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