Pas grand-monde à la messe pour la réouverture de l'église de Sainte-Anne

Jusqu'à présent, le conseil de fabrique de la... (Photo: Émilie O'Connor)

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Jusqu'à présent, le conseil de fabrique de la paroisse de Sainte-Anne-de-la-Pérade a récolté 13 162 $ des 45 000 $ nécessaires à la rénovation du beffroi sud. Cela sans compter les 100 000 $ qu'il doit dénicher pour assurer son fonds de roulement et payer d'emblée les factures qui seront par la suite remboursées par le Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Il n'y avait pas grand-monde à la messe, pour reprendre l'expression populaire, dimanche, à l'église de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

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Tout au plus une centaine de personnes, sur les 1064 places disponibles, ont répondu positivement à l'invitation du conseil de fabrique de la paroisse de célébrer en grande pompe la réouverture temporaire de l'église après sept semaines de fermeture.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Tout au plus une centaine de personnes, sur les 1064 places disponibles, ont répondu positivement à l'invitation du conseil de fabrique de la paroisse de célébrer en grande pompe la réouverture temporaire de l'église après sept semaines de fermeture. Si le clocher exposé au sud ne menace plus de s'effondrer, il y a loin de la coupe aux lèvres avant que le carillon des bourdons de 6000 livres résonne à nouveau au coeur de la Municipalité.

«Je suis un peu déçu du faible achalandage, avoue d'entrée de jeu Pierre Caron, administrateur de la fabrique. Nous nous attendions à recevoir entre 500 et 600 personnes.»

Le chemin de Damas se poursuit donc pour les membres de la fabrique qui doivent glaner 45 000 $ pour amortir une part de la réfection du beffroi. Qui plus est, ils sont tenus de dénicher près de 100 000 $ supplémentaires en fonds de roulement pour défrayer les débours d'urgence liés à la rénovation des poutres du clocher.

Car si le Conseil du patrimoine religieux du Québec s'est engagé à payer 70 % des 144 000 $ que coûteront les travaux, la fabrique doit, de prime abord, régler les factures avant de se faire rembourser. Déjà, on se croise les doigts pour que des «surprises» ne surviennent pas à mesure que les réparations progresseront.

Pour l'heure, les paroissiens se sont montrés charitables, 13 162 $ ayant déjà été amassés, tel qu'indiqué sur le thermomètre gradué en dollars érigé sur le parvis de l'église. Trois étrennes de 1000 $ chacune ont été remises par des donateurs péradiens, alors que la caisse Desjardins a offert 2000 $. Pour le reste, on mise sur un florilège de petits événements qui, espère-t-on, combleront le manque à gagner. Entre autres, une oeuvre sur toile et des ouvrages rédigés par le père Oblats André Doyon ont été placés en vente dans le vestibule de l'église, près d'un morceau de la poutre du clocher et d'une poignée de clous rouillés brisés par le froid. Un concert et un souper-bénéfice pourraient en outre être organisés.

Enfin, cinquante-deux lettres d'intention ont été acheminées à des communautés religieuses ayant pignon sur rue un peu partout au Québec. Quant à la Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade, elle participera au pactole en offrant un petit montant qui ne devra toutefois pas servir à la consolidation du clocher, mais plutôt à la remise à flot d'équipements communautaires comme les toilettes.

Jusqu'à présent, les quatre poutres horizontales formant le coffre de la maçonnerie ont été remplacées, mettant à jour l'état lamentable d'une des poutres qui se dresse sur la façade nord-est entre les fenêtres extérieures. «Cette surprise va nous coûter des sous», signale la présidente de la fabrique, Marie-France Rivard. «Mais ces travaux ne feront pas dépasser le coût total, car nous avions prévu des contingences.» Une fois la période des Fêtes terminée, les travaux reprendront de plus belle. L'entreprise Maskimo devrait mettre la dernière main au chantier autour du 20 janvier 2015.

À la fin de la cérémonie religieuse, Mme Rivard est montée à l'autel pour livrer un vibrant plaidoyer incitant la population à gonfler le bas de laine de fonds de roulement de la fabrique. Avant de se tourner vers les institutions financières pour effectuer un emprunt, on espère que de richissimes citoyens puissent avancer sans intérêt les milliers de dollars nécessaires.

«Si, par hasard, il y avait des gens qui seraient prêts à faire confiance au conseil de la fabrique et qui nous prêtaient cet argent, ça serait très apprécié», a-t-elle lancé à l'assemblée. Déjà, un bailleur de fonds péradien a promis la rondelette somme de 10 000 $ à titre de capital remboursable.

Le 24 décembre prochain, à 19 h 30, aura lieu la traditionnelle messe de Minuit. Par mesure de sécurité, indique-t-on, le portail central et la porte située sous le clocher nord demeureront débarrées en tout temps afin de permettre une évacuation rapide des lieux.

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