MRC des Chenaux: peu de thèmes prioritaires ressortent

Guy Veillette, maire de Saint-Narcisse... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Guy Veillette, maire de Saint-Narcisse

Photo: Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Narcisse) Aucun thème fort n'est ressorti de la rencontre des élus et quelques leaders locaux, qui avait lieu mardi soir, au centre communautaire de Saint-Narcisse, dans le but d'arrêter des axes de développement prioritaires dans le nouveau plan stratégique de développement de la MRC des Chenaux qui sera adopté en début d'année 2015.

Le maire de Saint-Narcisse et coordonnateur de l'exercice, Guy Veillette, avouait franchement au lendemain de la rencontre qui a réuni plus de 150 personnes, avoir un peu de mal «à se faire une tête».

«On avait proposé différents enjeux, comme le développement économique, le sentiment d'appartenance, l'attractivité du territoire, la qualité de vie, la démographie, la cohabitation harmonieuse, etc. et 20 défis, et on avait demandé aux gens de prioriser des choses... ce qui bien sûr, veut dire renoncer à d'autres. Et j'avoue que j'ai eu de la difficulté à identifier de grandes tendances.

Il y a bien eu des éléments de défi comme les télécommunications et le développement économique, la protection du patrimoine bâti, et pas seulement les églises, mais rien de vraiment prioritaire. Honnêtement, outre des éléments de télécommunication (téléphonie, fibre optique) et des questions relevant du loisir, comme le partage harmonieux de sentiers récréatifs, rien ne ressortait.

Par ailleurs, lorsque les gens nous ont proposé de nouveaux défis, il arrivait qu'on ne comprenne pas toujours ce qu'ils voulaient dire. Par exemple dans le développement économique, quelqu'un a suggéré de "regrouper les pôles industriels et commerciaux!'' Comment ça se traduit en milieu rural ce genre de suggestion? C'est pour cela qu'on va devoir faire un exercice de réécriture», croit M. Veillette.

Ce dernier précise que le comité de développement du territoire, dont il fait partie, avait délibérément soumis à la discussion les mêmes enjeux du plan stratégique de développement qui s'achève et que la plupart d'entre eux semblent demeurer d'actualité malgré quelques acquis, parfois fragiles, comme en démographie.

Par ailleurs, ce dernier a été un peu surpris de constater que l'idée de regroupement municipal, proposée en fin de rencontre, a été rejetée assez catégoriquement, au profit d'un partage de services.

Sur ce dernier point, il avoue d'ailleurs que presque tout reste à faire car peu de services municipaux sont partagés entre les dix municipalités de la MRC des Chenaux. «Le résultat m'a surpris et je serais curieux de départager les votes entre les élus et non élus», laisse-t-il tomber songeur.

M. Veillette admet que si certains services sont partagés via la MRC comme les services d'incendie, d'inspecteur municipal, de permis de construction et de collecte des déchets - toutes des expériences positives - il est en effet temps d'aller plus loin.

«Moi, je suis rendu là. Je ne pense pas qu'on va nécessairement faire des économies, mais je le ferais pour une question d'efficience. Je pense qu'on va y gagner au change en utilisant mieux nos ressources et en allant chercher du personnel mieux formé. Par exemple, si on se mettait à deux ou trois municipalités, on pourrait partager un responsable des loisirs, etc. On a aussi laissé de côté l'animation touristique sur le territoire.»

Revenant à la question du patrimoine religieux, le maire Veillette souligne qu'aucun type de projet n'a été exclu du fonds du pacte rural. Mais il continue de soutenir que ce dernier ne constitue pas le meilleur outil pour intervenir dans le bâtiment. «Je considère moi aussi que les églises sont les plus beaux bâtiments de nos municipalités, nos châteaux, mais elles relèvent davantage du patrimoine religieux. Le pacte rural n'est pas vraiment destiné à cela.»

M. Veillette admet que les marguilliers étaient bien organisés. Plusieurs ont fait des interventions au micro lors de la soirée pour plaider en faveur de la survie des églises, et même de l'adoption d'une politique du patrimoine religieux par la MRC.

«C'est dramatique pour les gens qui ont à faire des levées de fonds, mais c'est aussi dramatique que le gouvernement laisse tomber ce type d'aide aux bâtiments exceptionnels. J'en conviens. Mais c'est une question de priorités. Est-ce que c'est mieux d'avoir de belles églises pendant que le tissu social s'effrite à côté?», s'interroge le maire qui n'a pas changé de position sur le sujet.

Même l'idée de doter la MRC d'une politique de protection du patrimoine religieux n'emballe pas le maire de Saint-Narcisse. «Pourquoi un plan si on n'a pas les moyens de l'appliquer? On est qui, nous, pour dire qu'on priorise une église au dépens d'une autre? Un plan sans outils, ça ne donne rien. Ce n'est pas dans les compétences municipales de s'occuper de ça», martèle-t-il.

Notons toutefois que parmi les défis qui ont fait l'objet d'un vote on retrouvait: «La reconnaissance de l'importance architecturale, touristique, communautaire du patrimoine religieux et culturel» et que les gens l'ont identifié comme prioritaire (28 %), très prioritaire (18 %) et priorité absolu (38 %) pour un total de 84 % qui reconnaissent que c'est un défi prioritaire...

Il faudra maintenant patienter jusqu'en janvier ou février 2015 pour voir la mouture finale du plan stratégique de développement qui, rappelons-le, tiendra compte de la dimension du développement durable.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer