Sainte-Anne: les marguilliers voudraient éviter de descendre le clocher

Descendre la tour risque de la fragiliser davantage... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Descendre la tour risque de la fragiliser davantage car elle tient sur quatre poteaux seulement, explique la présidente de la fabrique.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Les membres de la fabrique de Sainte-Anne-de-la-Pérade devront sans doute prendre une décision difficile la semaine prochaine, à savoir si on doit ou non descendre au sol le clocher fragilisé de l'église ou tenter de le réparer à son emplacement actuel. Dans les deux cas, beaucoup de questions restent encore sans réponses et la plupart tournent autour de la sécurité.

Plusieurs inspections ont eu lieu cette semaine et la conclusion est que la structure n'est vraiment pas en bon état. Marie-France Rivard, présidente de la fabrique, avoue que la pression est très forte sur les membres de cette organisation, même si l'évêché accompagne la fabrique dans ses démarches auprès du fonds du Patrimoine religieux.

Elle a aussi confié que lors de la tempête de vent de mardi dernier, alors qu'un souffle puissant en provenance de la rivière s'engouffrait dans le clocher, elle n'a pu fermer l'oeil de la nuit, tant elle craignait qu'il ne s'effondre sur le toit de l'église.

Déjà, la Commission de la santé et de la sécurité au travail a recommandé qu'on monte des échafauds autour de la tour, ce qui a été refusé par les marguilliers qui se souviennent encore de la facture salée qu'ils ont dû payer, 16 000 $, après avoir monté des échafauds à l'intérieur de l'église lors de l'inspection du plafond. Pour l'instant, on s'est entendu pour la mise en place de simples garde-fous.

«À la suite des recommandations d'un ingénieur qui nous suit pas à pas là-dedans, on a eu la visite d'un autre ingénieur et d'un technicien en structure qui ont réexaminé les lieux cette semaine, explique Mme Rivard. Vraiment, ce n'est pas en bon état. Pour l'instant, il n'est pas sorti grand-chose de cela sinon qu'ils vont probablement nous soumettre deux scénarios. Soit descendre la tour pour la réparer au sol, soit la réparer comme elle est présentement. On va essayer d'aller chercher le meilleur des deux mondes.»

Toutefois, la présidente de la fabrique se dit consciente que les deux solutions comportent leur lot de défis. Descendre la tour risque de la fragiliser davantage car elle tient sur quatre poteaux seulement. On ne sait pas non plus ce qu'on risque de trouver en dessous. Pour cette raison, des marguilliers refusent cette solution. Ils ont peur des surprises et des coûts supplémentaires que représente la grue nécessaire pour descendre mais aussi remonter la tour, en plus de devoir la solidifier avant de la bouger.

«La réparer sur place, ça peut être difficile pour les ouvriers à cause des grands vents», explique-t-elle. La fabrique n'a pas encore de devis en main et il faudra patienter jusqu'à la semaine prochaine pour en savoir plus, tant sur la nature exacte des travaux que leur coût. Il faudra aussi que la CSST accepte le plan de travail. Et si on se souvient du dossier de l'église Saint-Philippe, on sait que ses exigences ont aussi des répercussions sur les coûts.

Enfin, soulignons que la fabrique a aussi réussi à se faire inviter à la réunion de travail des élus de la MRC des Chenaux qui aura lieu le 11 novembre prochain, dans le cadre du nouveau plan de développement stratégique, et où il sera question de l'accessibilité des fabriques au fonds du pacte rural. On sait que des maires estiment que ces fonds ne doivent pas servir à réparer des églises.

La CSST en attente

Amélia Larrin, des communications à la CSST, a confirmé que l'organisme a envoyé un inspecteur sur place le 29 octobre dernier à la suite d'une demande d'assistance d'un entrepreneur en construction.

«La nature de l'intervention est confidentielle. Pour le moment, aucun document ne nous a été transmis et on ne sait pas encore quelle méthode sera utilisée. Mais comme on l'a vu dans le dossier de l'église Saint-Philippe ou d'autres dossier de démolition d'envergure, c'est au maître d'oeuvre qu'il revient d'identifier les dangers sur le chantier et de voir à utiliser les bonnes méthodes de travail pour les éviter.

Quand il sera choisi, il va nous envoyer un avis d'ouverture de chantier et si ce dernier comporte des dangers et que la sécurité des travailleurs est compromise, c'est certain que la CSST va intervenir pour assurer la mise en place d'une méthode de travail sécuritaire», a-t-elle expliqué.

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