La mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade en faveur de la réfection de l'église

La mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) L'église de Sainte-Anne-de-la-Pérade a une alliée en la personne de la mairesse Diane Aubut. Cette dernière assiste en témoin intéressée à l'évaluation en cours de l'état de santé de l'église sur laquelle elle a une vue imprenable de sa résidence privée, et même si elle ignore toujours quels moyens seront pris pour faire les réparations nécessaires, elle assure que la fabrique ne sera pas laissée seule face à un problème qui risque d'être majeur.

Par la même occasion, elle en profite pour faire savoir à des collègues maires de la MRC des Chenaux qui se disent réticents à investir de l'argent du pacte rural dans la réfection des églises, qu'un problème d'une importance exceptionnelle nécessite aussi une intervention exceptionnelle.

«Comme MRC, c'est vrai qu'on a des questions à se poser... et les bonnes questions. Quand il faut sauver des éléments patrimoniaux, il faut intervenir», insiste-t-elle en allant dans le sens de l'historien René Beaudoin, qui compare les églises québécoises à des châteaux.

«Je sais que depuis les derniers jours, beaucoup de gens travaillent à évaluer la situation de l'église et je pense qu'on s'attend à ce que les estimés dépassent ce à quoi on s'attendait au départ. Lors de la rencontre du conseil, lundi dernier, j'ai donné la parole à Denis Dupont de la fabrique pour qu'il explique la situation aux membres du conseil mais aussi aux citoyens présents.

J'avais déjà rencontré des membres de la fabrique la semaine dernière en leur disant que s'ils ont une demande d'aide financière à formuler, c'est le temps de le faire, comme tous les organismes sans but lucratif, car on est en préparation de budget. Elle sera évaluée.»

La mairesse ne veut pas non plus créer trop d'espoir car déjà, le conseil avait promis de faire une révision sérieuse de tous ses programmes afin que cette année, les contribuables ne soient pas accablés par une autre augmentation de taxes importante, comme ce fut le cas l'année dernière à la suite de l'arrivée d'un nouveau rôle d'évaluation.

De plus, l'arrivée de nouveau pacte fiscal viendra inévitablement grever le budget du conseil de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Bref, l'argent sera rare et Diane Aubut voit mal comment elle pourrait augmenter les taxes pour financer la réfection d'une église. «On connaît notre situation. Des coupures, des obligations et des catastrophes», résume-t-elle en faisant allusion entre autres aux travaux imposés à l'aréna et qui sont en cours.

«Je sais que la fabrique fait des démarches du côté de Québec et du Patrimoine religieux mais même là, ce n'est toujours qu'une partie des travaux qui est subventionnée.»

Tout en reconnaissant qu'elle n'avait pas encore eu de discussion avec le reste du conseil à ce sujet, Diane Aubut déclare tout de même que «le patrimoine est important».

«Je sais que des gens sont plus sensibles que d'autres à sa protection. Mais si la Municipalité ne peut aider financièrement la fabrique, c'est certain qu'on va accompagner la fabrique dans une campagne de levée de fonds. C'est certain que je vais me mouiller personnellement. Pour moi, le patrimoine c'est important. Mais les citoyens devront contribuer, on n'a pas le choix. On va devoir faire en sorte de sauver notre église qui est emblématique dans notre municipalité. Il n'y a pas que le petit poisson des chenaux ici.»

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