Développement culturel en milieu rural: vers une entente régionale

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Luc-de-Vincennes) Les choses pourraient beaucoup changer, et pour le mieux, dans le financement des ententes de développement culturel en milieu rural. Il est question de l'arrivée de nouveaux partenaires et de projets collectifs.

L'idée présentée récemment par le ministère de la Culture et des Communications est si emballante que les principaux concernés n'osent encore y croire. La bonne nouvelle n'est pas seulement l'argent neuf que l'approche pourrait générer, mais aussi la consolidation des postes d'agent de développement culturel.

Le Nouvelliste a appris qu'une rencontre a eu lieu le 22 septembre dernier à la MRC des Chenaux entre les représentants culturels des territoires ruraux de la Mauricie (La Tuque, Maskinongé, Mékinac et des Chenaux) et la nouvelle directrice du bureau régional du ministère de la Culture et des Communications, Claire Pépin, pour discuter de ce projet à caractère unique au Québec. On parle ici d'un projet pilote dont la MRC des Chenaux serait la fiduciaire.

L'entente culturelle ne concernerait plus uniquement le ministère et les MRC ou villes signataires, qui traditionnellement investissaient chacun le même montant, mais aussi plusieurs autres partenaires comme le ministère de l'Agriculture, la CRÉ Mauricie, Culture Mauricie, Tourisme Mauricie et le Forum Jeunesse Mauricie. À la suite de la réunion de septembre, les participants sont retournés dans leur territoire respectif pour présenter ce projet aux élus de leur MRC.

Du côté de la MRC des Chenaux où on est justement rendu à négocier une deuxième entente de développement culturel, on reçoit bien ce projet. Marie-Pier Lemaire, agente de développement culturel, rappelle que la dernière entente représentait 30 000 $ pour cette MRC. «On attend toujours confirmation des nouveaux partenaires signataires mais ce qu'on a comme échos, c'est que la majorité ont confirmé leur adhésion. On sait que la nouvelle directrice a fait beaucoup de démarchage.»

Mme Lemaire précise que le but de cette nouvelle collaboration n'est pas seulement d'obtenir plus d'argent pour les enveloppes d'entente de développement culturel (on parle de 2 $ pour 1 $ au lieu de 1 $ pour 1 $), mais aussi de réaliser un projet culturel régional en milieu rural.

Elle assure par ailleurs que chaque MRC conservera tout de même son autonomie pour des projets qui lui sont propres.

Pour ce qui est du projet régional, rien n'est encore arrêté et le comité n'est pas formé. À titre d'exemple, disons qu'il pourrait s'agir d'un projet basé sur le récent Plan de paysages de la Conférence régionale des élus de la Mauricie.

Du côté de Maskinongé, où il n'existe plus de poste d'agent de développement culturel, le préfet Robert Lalonde qui a participé à la réunion de septembre, dit en être sorti très intéressé. «Je viens d'en parler aux maires à l'occasion de notre réunion d'orientation et nous recevons très bien cette proposition. On a accepté, c'est sûr, c'est une bonification très intéressante. D'autant plus que dans notre région, le culturel est très associé au tourisme. C'est juste un plus.»

M. Lalonde ne vas pas jusqu'à parler d'embauche, mais il semble que la nouvelle entente pourrait profiter à l'agente de développement touristique... qui était autrefois agente de développement culturel.

Dans Mékinac, Frédéric Lamothe, agent de développement culturel, se réjouissait lui aussi du projet du ministère de la Culture qui pourrait contribuer à consolider son poste. Son contrat arrive à échéance dans un an et ce sujet était à l'ordre du jour lors du lac-à-épaule des maires de Mékinac. «Ce fut une rencontre intéressante et on a vu que Mme Pépin travaille très fort pour établir des partenariats. Ça été bien apprécié cet intérêt de développer l'offre culturelle dans le monde rural. On attend toujours la confirmation des partenaires.»

M Lamothe a confié lui aussi qu'il espérait que ce projet consoliderait le statut des agents de développement culturel. «Pour moi, c'est juste positif. On est très fier de ce qu'on fait, mais ce sont les maires qui ont le dernier mot.»

Du côté du ministère de la Culture, on n'a pas voulu commenter le projet. Mme Pépin a simplement fait savoir qu'elle attendait que toutes les ententes soient signées avant d'annoncer la nouvelle formule.

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