Pont de Saint-Stanislas: Alain Guillemette reste confiant

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Stanislas) Le maire de Saint-Stanislas, Alain Guillemette, dit garder sa confiance dans le ministère des Transports en ce qui concerne le pont sur la rivière Batiscan... même s'il ne cache pas une certaine impatience d'être enfin fixé sur l'avenir de cette infrastructure vieillissante et corrodée qui se trouve en plein coeur du village.

Rappelons que le ministère a repris ses inspections d'entretien sur ce pont et que d'autres sont prévues d'ici l'automne. «Ces nouvelles études ne m'ont pas surpris parce que lors de ma rencontre avec le ministère l'hiver dernier, on m'avait dit qu'il y aurait encore des études d'opportunité et d'achalandage. La direction régionale veut s'assurer que lorsque le dossier sera déposé à Québec, recommandant ou non une nouvelle construction, que tout aura été complété et qu'elle pourra répondre à toutes les interrogations.»

Le maire répète qu'il ne fera pas de politique avec ce dossier mais il a toujours été très clair sur un point, il ne veut pas se retrouver du jour au lendemaindevant un pont fermé par mesure de sécurité, sans option de rechange.

«Je ne suis pas inquiet plus que ça. C'est un dossier actif et plus en contrôle qu'il ne l'a été il y a une quinzaine d'années. Toutefois, on sait que parfois ça bouge seulement quandun drame arrive. Si ce pont ferme du jour au lendemain, c'est le ministère qui assumera la responsabilité.»

Même le maire deSaint-Stanislas n'a encore aucune idée du moment où serontdéposées les études finales sur le pont.

«On m'avait dit qu'un rapport serait déposé fin 2011, mais ce rapport ne vient que préparer le match. Ce n'est qu'une base. Maintenant, ils vont par étapes pour faire toutes les vérifications nécessaires. C'est ce que j'ai pu décoder. Je sais qu'ils ont aussi pris des mesures pour le cas où ils reconstruiraient une route pour un nouveau pont qui passerait sur notre terrain de balle.»

C'est d'ailleurs ce dernier point qui agace le plus le conseil car sans décision du ministère, la Municipalité ne peut entreprendre de démarches pour trouver un nouveau terrain de balle. «Moi, je ne veux pas passer 5 ans sans terrain de balle, prévient le maire. Mais on ne veut pas dépenser d'argent inutilement, sans connaître la décision du ministère.»

Alain Guillemette est formel. Il peut vivre encore avec le plan du ministère (car le pont est sécuritaire) mais seulement pour un certain temps. «C'est sûr qu'ouvrir les gousssets, ça représente des millions $ et en plus il y a beaucoup de concurrence au Québec en ce moment avec la révision des infrastructures routières», constate-t-il.

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