En assemblée publique hier soir, il a profité de sa tribune pour rappeler que les gens choisissent un milieu notamment en fonction d'une certaine qualité de vie. Visiblement, constate-t-il, Notre-Dame-du-Mont-Carmel séduit à ce chapitre.
Dans notre édition de vendredi dernier, cette municipalité arrive en tête de liste, avecSaint-Boniface et Saint-Étienne-des-Grès, pour la croissance de sa population en 2012. Il s'agit d'une tendance lourde qui se poursuit et qui provoque des questionnements, particulièrement à Shawinigan. De 2005 à 2012, la population de Notre-Dame-du-Mont-Carmel est passée de 5194 à 5565 habitants, une hausse de 7%. Au cours de la même période, la population de Shawinigan a chuté de 3,7 %.
«Nous ne faisons pas de promotion particulière, nous ne proposons pas de congé de taxes», rappelle M. Bouchard. «Mais nous avons de grands terrains à offrir et une qualité d'eau exceptionnelle.»
«Bien sûr, le compte de taxes est un élément», ajoute-t-il. «Mais nous demandons à nos contribuables le prix que ça coûte pour les services que nous donnons. Le résultat, c'est que nous avons une population en forte progression. Nous faisons des efforts pour attirer les familles. Nous avons notre identité et on y tient!»
M. Bouchard fait remarquer que ses citoyens doivent se rendre à Shawinigan ou à Trois-Rivières pour consommer des biens et services ou pour y travailler. Voilà pourquoi il assure qu'il lèvera toujours la main pour participer à des projets régionaux. Par contre, il est visiblement agacé par les commentaires déplorant l'essor des banlieues au détriment des villes.
«Je n'étais pas un acteur au moment des fusions municipales, mais j'avais été consulté», soutient-il. «Personnellement, j'étais un partisan du projet une MRC, une ville pour Shawinigan. Mais pas une ville, une MRC... Au bout du compte, ça semblait irréalisable.»
«On ne veut pas faire de compétition à qui que ce soit», ajoute-t-il. «Nous nous développons le mieux possible et nous voulons que la région se développe. Nous mettons des infrastructures en place en prenant soin qu'il n'y ait pas de dédoublement. C'est quoi, il ne faudrait plus de banlieues? Faudrait-il que le Québec devienne une seule ville? Chaque fois que notre population augmente, le même discours revient tout le temps.»
Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a déjà annoncé qu'il présenterait des chiffres au début de l'année pour montrer Shawinigan sous son plus beau jour afin de démontrer noir sur blanc les avantages d'y habiter. Il a également promis de réactiver son programme d'accès à la propriété en 2012 en y ajoutant des nouveautés, justement pour contrer l'exode vers les banlieues.
«C'est parfait, qu'il le fasse!», lance M. Bouchard. «Chez nous, on fait le choix des familles et nous sommes dans une situation géographique très intéressante. Certaines personnes n'aiment pas être loin des services, mais pour d'autres, ça ne les dérange pas.»