Gel des taxes à Bécancour

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C'est sous le thème «Investir sans s'endetter» que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a présenté ses prévisions 2017, annonçant un gel de taxes pour les contribuables de la Ville.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Si les effets de la fermeture de Gentilly-2 auront marqué son mandat, le maire Jean-Guy Dubois voit maintenant la centrale nucléaire lui rapporter annuellement des revenus de 600 000 dollars en plus de lui donner un coussin rétroactif de deux millions de dollars pour les années 2012-2016.

C'est ce qui fait, entre autres, que les dépenses ont beau subir un bond de près de 2 % pour 2017, les contribuables de Bécancour ne verront aucun changement à leur compte de taxes.

«Je vous jure que ce budget n'est pas électoraliste. Ce n'est pas l'année d'élection qui fait la différence, mais ce qui s'est fait depuis la dernière élection», a-t-il fait savoir en marge de l'adoption des prévisions budgétaires qui avait lieu lundi soir devant une poignée de citoyens.

Celui qui dit conjuguer son budget au futur antérieur s'est d'ailleurs plu à dresser le bilan de son administration. Malgré une enveloppe à la hausse, qui dépasse les 27 millions de dollars, et une hausse de taxes moyenne de 3,1 % depuis 2014, la Ville aura réussi à faire passer sa dette nette de 50 à 45 millions de dollars au cours de cette période.

Résultat? Le ratio de la dette sur une richesse foncière évaluée aujourd'hui à près de 1,7 milliard de dollars est passé de 3,46 % à 2,69 % en quatre ans.

Seulement dans le budget 2017, les frais de financement sont abaissés de plus de 17 % par rapport à l'exercice 2016. En effet, les intérêts sur la dette à long terme chutent de près de 1,6 million de dollars à moins de 1,3 million de dollars, pour une économie qui frôle les 270 000 dollars.

Les efforts de l'appareil administratif et politique ont donc été axés sur le contrôle des dépenses de fonctionnement au profit des dépenses d'investissement, et ce, en fonction des revenus disponibles.

«La bonne gestion des finances de la Ville a permis la réduction importante de la dette municipale effectuée au cours des dernières années et a permis de générer des réductions au poste de service de la dette, soit plus de cinq millions de dollars depuis 2014. Le contrôle serré des dépenses d'opération permet d'alléger le service de la dette en donnant plus d'élan aux dépenses liées au développement», a mentionné M. Dubois.

D'où la thématique de son budget 2017 «investir sans s'endetter» qui confirme le maintien de la charge fiscale pour la municipalité et un gel de taxation pour l'ensemble des catégories d'immeubles sur le territoire bécancourois. Tous les citoyens, propriétaires d'immeubles et entreprises auront le même taux de taxation qu'en 2016.

«Ce gel de taxation est rendu possible grâce à une approche rigoureuse dans la gestion des ressources financières ainsi que des ressources humaines de la Ville de Bécancour», a-t-il souligné.

Par exemple, avec un taux de taxes foncières qui reste à 0,885 $, le propriétaire d'une résidence évaluée, en moyenne, à 168 567 $ recevra un compte total de 1969.32 $.

À elles seules, les taxes foncières pour cette propriété sont de l'ordre de 1491.82 $, un montant de 50 dollars va à l'assainissement, une somme de 195 $ est consacrée à l'eau, tandis que l'égout et les vidanges coûte respectivement 100 dollars et 132.50 dollars.

Si la rigueur budgétaire, le règlement sur l'évaluation de Gentilly-2 et la croissance du rôle de 30 millions de dollars permettent un tel statu quo, l'augmentation des dépenses s'explique par des travaux relatifs à l'hygiène du milieu au coût de dix millions de dollars (près de sept millions $ pour les mares noires, 2,3 millions $ à la centrale de traitement des eaux et 750 000 dollars aux Sources Gentilly), la réalisation de huit projets domiciliaires, la gestion du tourisme et la convention collective qui vient d'être signée pour sept ans, avec une hausse salariale de 14 %.

Les projets liés à l'assainissement des eaux accaparent une bonne partie du plan triennal d'immobilisation qui s'élève à 15,1 millions de dollars pour 2017. Les deux ordres de gouvernement devraient toutefois financer les travaux de dix millions de dollars à la hauteur combinée de 83 %.

Outre des travaux de voirie, impliquant des corrections sur de nombreuses artères, on retrouve dans ce même plan triennal l'installation d'enseignes lumineuses dans tous les secteurs de la Ville, au coût de 315 000 $, pour tenir la population informée.

En plus de ce concept de Ville allumée, d'autres projets seront mis de l'avant en 2017, comme la fibre optique et l'achat d'un véhicule touristique de type trolley, de 150 000 dollars. Alors qu'une somme de 1,7 million de dollars est affectée à des activités d'investissement, le maire Dubois dit «qu'à part d'attendre les gros projets, il veut avoir des places pour accueillir des entreprises».

«Il s'agit d'un budget rigoureux et progressiste, fait dans le respect de la charge fiscale des citoyens et axé sur le développement harmonieux de l'ensemble de la Ville», a-t-il conclu.

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