Quand une rue divise...

Jean-Guy Dubois... (Archives, Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Dubois

Archives, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que l'ouverture de la Place des Coquelicots vers l'avenue Clément-Vincent, à Bécancour, aurait permis de désenclaver le quartier vers les nouveaux ensembles résidentiels, la décision de la Ville d'y renoncer, à la suite d'une pétition provenant du quartier voisin, est dénoncée par les groupes communautaires.

Ceux-ci jugeaient d'autant plus intéressant le projet qu'il était accompagné d'un nouvel espace public de jeux mitoyen qui aurait bénéficié à l'ensemble des habitants et futurs habitants du Plateau Laval.

Lors de la séance régulière de lundi dernier, un représentant de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Bécancour, Anthony Deshaies, a réitéré au conseil municipal les demandes des intervenants, et ce, avec l'appui d'une soixantaine de signataires.

On souhaite ainsi que la Ville revoit sa position quant à l'ouverture de la rue, et ce, «dans une perspective d'inclusion des familles en contexte de vulnérabilité dans la communauté».

«Ces familles plus vulnérables, souvent stigmatisées, dénigrées et mises de côté, perçoivent ce revirement de situation comme une application concrète des préjugés véhiculés envers elles. Avec le refus du quartier voisin au projet initial, ils perçoivent que la rue voisine ne veut pas d'elles», soutiennent les partenaires de la démarche, pour qui l'ouverture de la rue aurait favorisé la cohabitation et la mixité sociale.

Non seulement ont-ils soulevé un enjeu de sécurité publique, avec le besoin d'une deuxième voie carrossable sécuritaire au quartier, mais la coalition considère que la décision de la Ville va à l'encontre de nombreux efforts déployés pour améliorer le quartier et favoriser le vivre ensemble dans la communauté de Sainte-Angèle-de-Laval.

En entrevue, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a expliqué que les gens du Plateau Laval ne souhaitaient pas que la rue soit ouverte «parce que ça augmente énormément le trafic». 

«Le débat n'en est pas un d'exclusion ou d'inclusion. C'est une question technique, pratique et physique en ce qui concerne de créer un deuxième accès à la rue des Coquelicots, en touchant le moins possible à l'infrastructure déjà en place pour le terrain de jeux», a-t-il expliqué au Nouvelliste.

D'ailleurs, la semaine prochaine, le premier magistrat rencontrera les représentants des groupes communautaires pour évaluer une autre alternative, soit «sortir la rue directement sur des Muguets».

«Ça ferait un deuxième accès, ça ne nuirait à personne, tout le monde en sortirait potentiellement heureux, à des frais limités, et ça permettrait de conserver intacte la zone de terrains de jeux qui est disponible pour les deux rues.»

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