Festival du cochon de Sainte-Perpétue: la controverse se fait discrète

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Contrairement aux années précédentes, la controverse n'a pas volé la vedette au Festival du cochon de Sainte-Perpétue.

Stéphane Lessard

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Sainte-Perpétue) Les organisateurs du Festival du cochon de Sainte-Perpétue ont poussé un soupir de soulagement en marge de la 39e édition. Cette année, presque aucune controverse ou revendication n'est venue assombrir l'événement qui se termine sur une bonne note.

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a bien publié un message sur sa page Facebook ce samedi: «La SPCA de Montréal s'oppose à ce festival, lors duquel des cochons et des sangliers sont soumis à un stress et une souffrance au nom du ''divertissement''», peut-on y lire. Ce message est toutefois loin d'avoir pris les mêmes proportions que par les années précédentes.

Depuis deux ans, les organismes se souciant du bien-être animal avaient ciblé l'événement-phare du festival, soit la course de cochons graissés. Résultat: les visiteurs avaient été plus nombreux à se présenter à l'activité.

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L'activité des cochons graissés a attiré une foule de curieux. Ils étaient plusieurs milliers dans les estrades à encourager les participants venus se mesurer aux porcs dans l'arène.

Stéphane Lessard

La mairesse de Sainte-Perpétue, Line Théroux, était visiblement soulagée de ne pas avoir eu trop de contestataires sur le dos pour cette 39e édition. En même temps, elle comprenait leurs revendications. «Les activistes font leur job. Ce n'est pas une mauvaise chose. Ils veulent améliorer le bien-être animal. Mais ils ont laissé percevoir qu'on ne prenait pas soin des animaux. C'est faux», plaide-t-elle.

Le président du conseil d'administration, Paul Jutras, était heureux que la controverse ne se soit pas immiscée dans la programmation cette année. «Cette année, on n'a pas eu de problèmes de ce côté-là. On n'a jamais compris pourquoi ils s'acharnent sur le Festival du cochon et pas sur les autres événements.»

Les projecteurs braqués sur le festival ont permis de mieux le faire connaître, estime-t-il. «Si ça nous a aidés à faire connaître l'événement, j'ai envie de vous dire que ça ne nous a pas nui.»

Michael Daoust a fait fi des controverses passées et s'est jeté dans l'arène pour la toute première fois. Le jeune homme de 27 ans n'a pas fait le poids face au porc d'une centaine de livres. «Tout est fait pour que le cochon ne souffre pas. Si on lui fait mal, on est disqualifié. Son environnement, c'est la bouette. C'est nous qui ne sommes pas dans notre élément», remarque-t-il.

«Si les gens étaient outrés, il n'y en aurait pas des milliers dans les estrades. C'est rempli de familles et d'enfants», observe-t-il.

La ministre du Tourisme et responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, s'est arrêtée à Sainte-Perpétue dans le cadre de sa grande tournée des événements à travers la province.

Elle a pu assister pour la toute première fois à la course de cochons graissés, une discipline pour le moins unique. «Je ne sais pas trop si je prenais pour le cochon ou pour le participant», lance-t-elle. Sur un ton plus sérieux, elle est revenue sur l'importance pour des festivals qui comptent plusieurs décennies d'existence de se renouveler.

«J'y crois aux petits événements. Je veux leur faire plus de place, mais ils doivent se moderniser, s'adapter», explique-t-elle. «Les touristes d'aujourd'hui ne recherchent pas la même chose que les touristes d'il y a 20 ans», note-t-elle.

Paul Jutras est très conscient de cette réalité. Alors que la 40e édition du Festival du cochon approche à grands pas, il promet beaucoup de nouveautés. Il regarde avec désolation des festivals qui disparaissent ou qui doivent annuler une édition comme le FestiBeach de Lac-à-la-Tortue. «On est tous à risque. Ici, je pense qu'on a trouvé la bonne recette», constate-t-il.

Du moins, à voir les gradins garnis de gens venus encourager les participants dans l'arène, la formule est gagnante, sans aucun doute. Sans dévoiler de chiffres officiels, il était confiant d'atteindre la cible des 35 000 visiteurs.

La 39e édition à peine terminée, l'attention de Paul Jutras est entièrement tournée vers l'édition 2017. «Quarante ans, il faut fêter ça. Je ne vous dirai pas que tout est fait, mais on a de sérieuses bonnes idées. Ça va être un peu plus grandiose, ça c'est certain. Je garde la surprise. Mais c'est sûr qu'il va y avoir quelque chose de spécial», avance-t-il.

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