Marcher pour célébrer la vie

Ils ont été plus de 300 marcheurs à... (Olivier Croteau)

Agrandir

Ils ont été plus de 300 marcheurs à veiller toute la nuit lors du 9e Relais pour la vie de Nicolet-Bécancour.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Bécancour) Des centaines de personnes se sont rassemblées sur le terrain des loisirs de Saint-Grégoire afin de célébrer la vie. Cette 9e édition du Relais pour la vie de Nicolet-Bécancour aura permis de surpasser l'objectif alors que plus de 160 000 $ ont été amassés au terme de l'évènement.

Au total, 35 équipes ont marché toute la nuit afin de démontrer que le cancer ne dort jamais. Malgré la terrible maladie pour laquelle tous ces gens étaient réunis, l'ambiance était festive et chaleureuse. «Certains me disent qu'ils aiment ça ici parce que c'est plus intime, c'est moins gros. Mais là, avec le nombre d'équipes qui augmente chaque année, ça devient moins intime par contre», lance en souriant la présidente du comité organisateur, Diane Carbonneau.

Avant le départ des marcheurs pour ce relais de 12 heures, Mme Carbonneau a posé un geste courageux. Pour l'occasion et en soutien aux personnes atteintes de cancer, Diane Carbonneau a participé à un défi Têtes rasées. «Ce qui m'a motivée, ce sont tous les gens courageux qui sont ici. C'est le comité qui a mis ma tête à prix, mais je leur ai dit que je ne le ferais pas en bas de 5000 $». Même si elle n'a pas atteint son objectif, elle a tout de même décidé de se lancer. C'est son petit-fils qui est coiffeur qui s'est occupé du rasage.

Comme à l'habitude, l'évènement a débuté avec la marche des messagers de l'espoir, constituée de survivants du cancer. La porte-drapeau lors de la marche des messagers de l'espoir revient de loin alors qu'on lui diagnostiqué un cancer du cerveau à l'âge de 27 ans. On peut dire que le cancer est une véritable plaie dans sa famille. Après avoir perdu sa mère, son beau-père et son grand-père des suites de cette maladie, c'est à elle que l'on a annoncé la terrible nouvelle. Christine Vouligny a donc subi quatre opérations au cerveau. «J'ai eu des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, mais là je vais bien. C'est sûr que le suivi est serré», concède-t-elle.

Mme Vouligny est la capitaine des Allumeuses, une équipe constituée d'une gang de filles et... d'un homme. Son père. L'équipe ne semblait nullement démontée à l'idée de passer la nuit à marcher, eux qui en sont à leur troisième année. «Ça touche beaucoup de personnes. C'est un plaisir et un défi. Le cancer ne dort jamais alors ça vaut la peine de passer une nuit debout», estime Christine Vouligny avec son énergie contagieuse.

Diane Carbonneau se réjouit de voir le Relais grossir d'année en année. Elle se rappelle qu'à la toute première édition, le comité n'était composé que de quatre personnes. Depuis, les rangs ont passablement gonflé. «J'adore ma gang. On a de nouveaux messagers d'espoir, ça nous amène de nouvelles équipes et de nouvelles familles qui viennent marcher avec nous. On approche du 10e alors je pense que les gens ont eu la piqûre.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer