Aréna à Saint-Pierre-les-Becquets

Partage des coûts: «On est à un moment crucial»

Yves Tousignant,  maire de Saint-Pierre-les-Becquets....

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Yves Tousignant,  maire de Saint-Pierre-les-Becquets.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Pierre-les-Becquets) Alors que le sujet des services supralocaux est dans l'air du temps, la proposition soumise par les huit municipalités voisines pour contribuer au financement problématique de l'aréna de Saint-Pierre-les-Becquets est en deça des attentes.

«Ils ont fait un premier pas, mais c'est certain que le conseil municipal de Saint-Pierre n'est pas pleinement satisfait. On est à un moment crucial», a confié au Nouvelliste le maire Yves Tousignant.

Alors que l'infrastructure sportive a besoin d'une mise aux normes de 1,1 million de dollars en plus d'être marquée d'un déficit annuel de 75 000 dollars, celui-ci veut que ses homologues de Deschaillons, Parisville, Fortierville, Sainte-Françoise, Sainte-Cécile-de-Lévrard, Sainte-Sophie-de-Lévrard, Sainte-Marie-de-Blandford et Manseau consentent à faire leur part.

Or, après plusieurs rencontres qui ont eu lieu depuis le mois d'août 2015 pour tenter d'en arriver à une entente intermunicipale, les huit élus concernés ont finalement suggéré d'assumer 35 % plutôt que 50 % du manque à gagner annuel.

«Nous autres, c'est rendu 65 % du déficit. Et ce n'est pas clairement indiqué dans leur résolution, mais ça laisse sous-entendre qu'ils ne veulent pas toucher à la mise aux normes alors que sa fin de vie, c'est pour 2020. C'est une question de survie de l'aréna, de son avenir», a laissé entendre le premier magistrat.

De plus, le groupe des huit recommande la mise sur pied d'un comité de gestion afin d'établir les règles de gouvernance et les coûts réels à partager entre les municipalités dans le futur. «Si c'est moitié-moitié, je suis d'accord pour commencer à faire de la cogestion, mais quand on paie les deux tiers, ça alourdit le fonctionnement», soutient-il.

Autre point de déception pour Yves Tousignant, c'est la durée de la proposition qui n'est valide que pour la saison 2016-2017. «Moi, je suis pour une entente à long terme, soit trois, quatre ans», affirme-t-il.

Celui-ci a déjà fait savoir ouvertement que si un promoteur était intéressé à louer l'aréna «pour une piastre» ou à l'acheter avec des conditions bien précises pour l'opérer de septembre à avril, «c'est sûr qu'on serait ouvert» pour se débarrasser à la fois, dit-il, des déficits et des problèmes de gestion. «Je ne rêve pas en couleurs, les promoteurs privés sont là pour une question de rentabilité, c'est normal. Et il y a tout le contexte dans l'est de la MRC, soit la diminution et le vieillissement de la population, qui n'est pas aidant au dossier», renchérit M. Tousignant.

Du même souffle, ce dernier assure que tous les efforts sont déployés pour maintenir l'aréna, «surtout qu'à partir de la prochaine saison, il y aura du hockey-études avec l'école secondaire Les Seigneuries, qui est voisine, avec une vingtaine d'inscriptions des élèves de secondaire 1 et 2».

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