Une nouvelle bâtisse pour l'APDI

Manon Bourbeau, directrice générale de l'Association des personnes... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Manon Bourbeau, directrice générale de l'Association des personnes déficientes intellectuelles Bécancour-Nicolet-Yamaska pose devant la bâtisse nouvellement acquise par l'organisme, Place du 21-Mars.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Nicolet) L'Association des personnes déficientes intellectuelles (APDI) Bécancour - Nicolet-Yamaska a besoin de 175 000 $ pour aménager selon ses besoins les anciens locaux de la quincaillerie BMR, qu'elle a récemment acquis.

Dans le sillon de la relocalisation de la quincaillerie sur le boulevard Louis-Fréchette, l'APDI a acheté la bâtisse du centre-ville de Nicolet, et lance une campagne de financement pour soutenir son projet de déménagement.

L'Association occupe présentement des locaux du Centre Gabrielle-Granger, propriété de la Corporation de développement communautaire Nicolet-Yamaska, rue Mgr-Panet. L'acquisition d'une bâtisse permettra à l'organisme d'être maître chez soi et d'oeuvrer dans des espaces adaptés à ses services et aux projets qu'il souhaite développer.

La directrice générale de l'APDI, Manon Bourbeau, précise que l'association était à la recherche d'un bâtiment depuis 2008. L'achat de la bâtisse a été facilité notamment par un don de la communauté des Soeurs grises.

C'est donc pour la transformation des lieux et non pour l'achat de l'immeuble que le public est sollicité. Comme le fait remarquer Mme Bourbeau, il ne s'agit pas que de rénovations de base; les infrastructures adaptées augmentent considérablement le montant de la facture.

«On a mis 40 000 $ de notre argent et le pacte rural a investi 38 500 $. Nous devons trouver le reste!», résume Mme Bourbeau en parlant des 175 000 $ nécessaires aux travaux.

Une première phase de la campagne prendra la forme d'une distribution de tirelires dans des commerces de la rive sud. Les clients seront tout simplement invités à effectuer leurs dons en argent dans les tirelires. Dans une deuxième étape, Mme Bourbeau et son équipe solliciteront directement les entreprises et gens d'affaires.

L'APDI regroupe 56 membres âgés entre 17 et 89 ans, provenant des MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska. L'organisme propose trois services principaux. Le premier se concrétise dans un centre d'activités qui, deux fois par semaine, «vise à développer et maintenir des relations harmonieuses», formule Mme Bourbeau. Des activités de loisirs de types variés sont organisées pour cultiver le volet relationnel de la vie des membres.

Le deuxième service est axé sur l'exploration du travail. Les membres sont invités à participer à des plateaux de travail comportant des tâches comme le déchiquetage, la plastification et la manutention. Mais la production vedette de l'APDI demeure la gamme de savons artisanaux que ses travailleurs-membres conçoivent dans les ateliers de travail.

Les produits sont vendus dans une quarantaine de commerces partenaires, ce qui contribue à l'auto-financement de l'organisme. Les savons peuvent même porter une touche personnalisée, en étant incrustés du logo d'une entreprise. La liste des clients réguliers des ateliers de savons compte l'hôtel Montfort de Nicolet, qui a adopté l'APDI comme fournisseur. «Ce n'est pas par pitié, mais bien parce que nos savons sont de qualité!», insiste Mme Bourbeau.

«C'est une démarche de pré-emploi. On peut peut-être en préparer quelques-uns pour le véritable marché du travail en leur permettant d'acquérir de bonnes habitudes de travail», note Mme Bourbeau, consciente que ce ne sont pas tous les participants aux plateaux de travail qui seraient en mesure de se trouver un emploi sur le marché régulier.

Le troisième service principal de l'association concerne l'alimentation. «Nous avons la cuisine collective. Trente-huit pour cent de notre clientèle vit en logement non supervisé. Il faut s'assurer qu'il y ait quelque chose dans le réfrigérateur. Beaucoup vivent de l'aide sociale, quand ils ne sont pas dans leur famille naturelle. Avec eux, on épluche les circulaires, on fait un menu, une liste d'épicerie. Puis ils cuisinent et repartent avec leurs plats», illustre la directrice générale de l'association.

Aussi dans la thématique cuisine, le service Ratatouille chapeaute la confection et la vente de plats prêts-à-manger, et les membres peuvent s'impliquer dans le service de traiteur de l'association. «C'est très bon pour l'estime de soi», observe Manon Bourbeau.

L'aménagement des nouveaux locaux prévoit la mise en place d'un atelier-boutique pour la savonnerie et l'installation d'une chambre froide au sous-sol pour développer le volet du prêt-à-manger. Le déménagement est prévu pour la mi-juin.

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