Glissements de terrain: quand le règlement fait peur...

Mario Lyonnais, préfet de la MRC de Bécancour.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Mario Lyonnais, préfet de la MRC de Bécancour.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Malgré les images impressionnantes des glissements de terrain survenus sur le territoire au fil des ans, les citoyens de Saint-Pierre-les-Becquets et Deschaillons-sur-Saint-Laurent craignent davantage les conséquences d'un projet de règlement de la MRC de Bécancour que la possibilité d'un éboulement.

C'est du moins les sentiments exprimés par de nombreux participants à la rencontre d'information tenue mardi sur le sujet à Saint-Pierre-les-Becquets.

Au cours de la période des questions, des citoyens ont dit craindre que le nouveau cadre normatif ait un impact négatif sur la valeur des résidences et sur les assurances. Et en cas de sinistre, le propriétaire qui veut reconstruire pourrait devoir débourser plusieurs milliers de dollars pour obtenir au préalable une étude géotechnique.

«C'est une perte de droits acquis. C'est équivalent à une expropriation. C'est une décision gouvernementale qui nous affecte. Tu perds une épargne de ta vie», a déploré l'un d'eux.

Les quelque 200 citoyens présents ont ainsi pris connaissance des nouvelles normes de protection commandées par le ministère de la Sécurité publique, et ce, dans les zones exposées aux glissements de terrain. Celles-ci touchent principalement les nouvelles constructions, les reconstructions, les travaux de remblai, les agrandissements et autres, pour les bâtiments qui se situent en haut, en bas et dans le talus. 

Selon un rapport de la firme Roche-Urbanex, la production d'une étude géotechnique favorable permet de déroger aux normes prescrites. Et celle-ci pourrait également comprendre des recommandations quant aux précautions à prendre et aux méthodes de travail préconisées, ce que les dispositions actuelles ne permettent pas.  

Pour les résidences situées en haut de talus, le nouveau cadre normatif accepte la reconstruction et prévoit un assouplissement pour l'ajout d'un deuxième étage, d'une piscine et d'un champ d'épuration. Pour les bâtiments en bas de talus, il y a un assouplissement pour l'ajout d'une piscine et des restrictions pour une nouvelle construction et reconstruction. Toutefois, le nouveau cadre normatif permet des interventions suite à la réalisation d'une étude géotechnique favorable. Celle-ci peut être utilisée pour une nouvelle construction, un agrandissement et une reconstruction en bas et dans le talus. 

«Le dossier des zones exposées aux glissements de terrain est un sujet sensible pour la population de la MRC de Bécancour. Nous sommes conscients que les nouvelles normes engendrent des incidences pour certaines résidences. Il y a beaucoup de craintes pour les impacts causés par un incendie et la valeur immobilière, et ce, surtout pour les résidences situées en bas du talus. La sécurité des personnes et des biens est importante pour nous et pour le gouvernement», a commenté le préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais.

À l'hiver-printemps 2016, le comité d'aménagement amorcera la préparation du projet de règlement qui modifiera le schéma d'aménagement et de développement révisé. Par la suite, il y  aura adoption du projet au conseil des maires, une autre séance publique et une demande d'avis du ministre. L'ordre de la procédure demeure à confirmer.

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