Le Festival du cochon: bien au-delà de la controverse...

Le Festival du cochon a pris son envol... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

Agrandir

Le Festival du cochon a pris son envol mercredi. Pas moins de 35 000 personnes sont attendues d'ici dimanche soir.

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(SAINTE-PERPÉTUE) C'est un départ pour la 38e édition du Festival du cochon de Sainte-Perpétue. La communauté d'un millier d'habitants accueillera près de 35 000 visiteurs d'ici dimanche soir. Malgré une certaine controverse toujours présente, l'organisation estime que le dossier est clos.

Après l'organisme Pour une éthique dans le traitement des animaux (PETA), la SPCA Montréal, c'est au tour de l'organisme Canadiens pour un traitement éthique des animaux de ferme (CEFTA) de dénoncer le traitement fait aux animaux, lors de l'événement centricois. Toutefois, ces quelques messages lancés au cours des derniers jours ne semblent pas déranger les Perpétuens.

«Ces gens-là ne comprennent pas notre festival», lance un résident. Quant à l'organisation, on estime avoir fait le tour de la question, l'an dernier, avec la controverse entourant les propos de George Laraque qui invitait les gens à boycotter l'événement. Or, la requête de l'ancien joueur de hockey n'avait pas trouvé écho puisque davantage de visiteurs avaient participé au festival. Malgré les quelques propos dénonciateurs, l'organisation estime ne pas sentir le besoin de resserrer la sécurité.

Cette année, plusieurs campeurs sont attendus sur le site. Avant même que l'événement débute, hier, davantage de personnes avaient réservé leur place, ce qui laisse croire à Michel Jutras, le directeur général du festival, qu'il y aura un peu plus de véhicules motorisés cette année sur le terrain de 600 mètres de long. Habituellement, il y en a près de 400. Pour certains, il s'agit d'une première expérience, alors que d'autres reviennent au bercail. «Ça fait trois ans que nous ne sommes pas venus. Cette année, on revient pour les différents spectacles, mais aussi pour les courses de cochons, c'est unique», lance un couple de campeurs.

Habituellement, près de la moitié des festivaliers proviennent des alentours de Sainte-Perpétue, soit dans un rayon de 40 kilomètres. L'événement engendre tout de même des retombées économiques de plus de 1,3 million $. Au bar le Rebel, au nord-ouest du village, on estime qu'il s'agit d'un moment important pour l'économie de l'entreprise. Même son de cloche au dépanneur du village.

Plusieurs personnes tentent de tirer profit de l'événement. Un citoyen profite de l'occasion pour organiser une vente de garage. Il s'attend lui aussi à recevoir plusieurs visiteurs. «Il y aura beaucoup de gens au village, j'espère pouvoir en profiter un peu», mentionne Jacques Leclerc. Le Festival du cochon génère dix-sept emplois, dont cinq permanents et douze saisonniers. Pour faire de cette 38e édition un succès, entre 250 et 300 bénévoles contribuent à la préparation et au bon déroulement des festivités. Certains viennent de la région de Montréal pour prêter main-forte à l'organisation.

L'événement a vu le jour, pour la première fois, en août 1978. Le comité des fêtes de la municipalité voulait trouver une activité originale pour leur petit événement estival. C'est alors qu'un des membres raconta comment les employés de l'Abattoir Ouellet, la plus importante industrie régionale de l'époque ayant pignon sur rue à Sainte-Perpétue, pouvaient se tordre de rire lorsqu'un employé perdait le contrôle d'une bête lors de son transfert du camion de livraison à l'abattoir.

Ce genre d'incident était encore plus comique lors d'un temps de pluie alors que l'employé devait rattraper la bête, dans la boue. «J'ai vu naître le festival. J'ai travaillé à l'abattoir pendant trente ans. Il fut un temps où on avait des gens qui entraînaient les cochons à courir avant le festival. Ensuite, on les laissait se reposer une journée et on les abattait», rappelle un citoyen.

Jeudi soir, l'humoriste Lise Dion montera sur la scène Loto-Québec, dès 21 h, et elle sera suivie du spectacle du chansonnier Éric Masson. Vendredi, il y aura le Défi extrême de sangliers à 20 h, alors que plus tard en soirée, il y aura la troupe All Star, composée de Sylvain Cossette, Andrée Watters, France D'Amour, William Deslauriers, Maxime Landry et Stefie Shock.

Samedi, toute la famille pourra s'amuser en assistant à une course de tracteurs à gazon modifiés, dès midi. Le concours de BBQ amateur se tiendra aussi sur l'heure du dîner. À compter de 19 heures, la traditionnelle course nationale du cochon graissé attirera des centaines d'amateurs. Vers 21 h 15, Dan Bigras montera sur scène en compagne de Marie-Élaine Thibert, Laurence Jalbert, Marie-Chantal Toupin et Lulu Hughes.

Dimanche les activités débuteront vers 9 heures avec un brunch. Il y aura aussi des tires de chevaux en début d'après-midi et une course aux cochonx pour la famille. En grande nouveauté, une course à obstacles de 5 kilomètres dans la boue sera aussi organisée dimanche.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer