À vos papilles au Marché Godefroy

Pour la boulangerie Galoto de Nicolet, le Marché... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Pour la boulangerie Galoto de Nicolet, le Marché Godefroy est l'incontournable tribune agroalimentaire de la région. Geneviève Lampron y accueillera tout l'été les amateurs de pâtisseries et de pain chaud.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) À vos papilles gustatives, le Marché Godefroy a ouvert ses portes samedi dernier. Pour une 21e saison, les producteurs d'ici les garderont ouvertes chaque samedi et dimanche jusqu'au 1er novembre.

Au menu de ce temple de l'agroalimentaire régional, de tout pour tous les goûts, des fruits et légumes frais aux plats cuisinés, en passant par les bagels, les fromages, le café, les poissons, l'agneau, le boeuf, le sanglier, le miel, les produits d'érable, les champignons, le cidre, le vin... et alouette!

Chaque jour d'ouverture, plus de 2000 personnes franchissent les portes du désormais célèbre chapiteau vert et jaune qui dresse son dôme au pied du pont Laviolette. Cette année, plus de 35 producteurs présenteront leurs produits transformables à la maison ou à déguster sur les lieux, dont 90 % proviennent de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Au fil de la saison estivale, les étalages se renouvelleront en fonction des récoltes. Dès maintenant, les asperges et les têtes de violon volent la vedette.

«La tête de violon est un produit un peu moins connu, mais il faut en profiter, car ça ne dure vraiment pas longtemps. Ce week-end, c'est aussi le temps des fleurs, des boîtes à fleurs, des légumes à planter dans le jardin», précise Steve Gauthier, directeur de la Coopérative de solidarité du Marché Godefroy.

«Ce qui est également nouveau au Marché, ce sont les plats à consommer sur place, dans les allées ou sur la terrasse, que je compare aux food trucks. On a une douzaine de kiosques où les gens peuvent se procurer des mets prêts à manger. C'est vraiment intéressant et ça ajoute un plus à notre marché», mentionne M. Gauthier, en précisant à ce propos que le poulet portugais est en vente nulle part ailleurs. Avis aux gastronomes.

Pour le propriétaire de la boulangerie Galoto, Sébastien Fréchette, le Marché Godefroy est une porte d'entrée extraordinaire qui lui permet de faire connaître ses pâtisseries à des gens qui ne se seraient pas forcément déplacés jusqu'à Nicolet où il a pignon sur rue. Cela sans compter les revenus supplémentaires et la visibilité additionnelle que sa présence sous le chapiteau engendre.

«Le Marché Godefroy va de pair avec la vision de notre entreprise, son côté familial, son côté grand public, les produits qu'on y retrouve, les produits de la région. Pour nous, il fallait que l'on soit ici, sinon on serait passé à côté de quelque chose. D'autant plus qu'ici on a vraiment un contact direct avec la clientèle. On a davantage de temps pour faire des dégustations, des tests et pour recueillir les commentaires des gens», signale M. Fréchette.

À constater l'achalandage de consommateurs qui fourmillaient en fin de semaine dans les rangées du chapiteau, butinant de table en table, le directeur de la Coopérative se réjouit des agrandissements réalisés il y a deux ans et qui permettent à un plus grand nombre de producteurs d'offrir les fruits de leur récolte à un plus grand nombre de clients. La demande est telle qu'une nouvelle phase de croissance plane déjà dans les réflexions de la Coopérative et pourrait se mettre en branle dans un an ou deux. Et ce même si, depuis plusieurs années déjà, le milieu trifluvien travaille de son côté du pont au développement de son propre marché. M. Gauthier ne s'en inquiète pas outre mesure.

«Notre concept champêtre est vraiment unique. Les gens viennent ici comme en campagne. Et puis un marché, il faut que ça provienne des producteurs d'abord, il faut qu'il y ait une demande de la part des producteurs. Je ne crois pas que ce soit vraiment le cas à Trois-Rivières. Peut-être que les clients en veulent, les élus, mais si les producteurs n'en ressentent pas le besoin... Sans les producteurs, un marché ne peut pas vivre, c'est impossible», conclut-il.

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