Saison cruciale pour le club de golf Gentilly

Le président Raynald Beaupré posant devant les installations... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le président Raynald Beaupré posant devant les installations du club de golf de Gentilly.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Avec un manque à gagner annuel de 108 000 $ à la suite de la fermeture de Gentilly-2 et un revenu potentiel de 500 000 $ qui vient de tomber à l'eau avec le rejet du projet d'incubateur dans le secteur, le club de golf Gentilly joue sa survie en 2015.

«La saison de golf, qui débute la semaine prochaine, doit être l'une de nos meilleures et on devra trouver des solutions, des alternatives, d'ici la fin de notre exercice financier le 30 octobre», a admis lundi au Nouvelliste le président de la Coopérative de solidarité en développement local de Gentilly, Raynald Beaupré, qui dit miser sur «un bon produit, une clientèle fidèle et des verts qui sortent bien».

Pour les 151 sociétaires qui ont injecté près d'un million de dollars dans l'aventure du club de golf il y a une douzaine d'années, la location de l'entrepôt à Hydro-Québec, en prévision de la réfection de la centrale nucléaire, était tombée à point en 2008. L'entente de 15 ans, renouvelable aux cinq ans, représentait des revenus totaux de 1,5 million de dollars. Mais l'abandon du projet de remise à neuf des installations nucléaires est venu compromettre la contribution annuelle de la société d'État, et ce, depuis le 1er juin 2014.

«On n'a jamais demandé la charité à personne. Mais nous avons fait des démarches politiques pour qu'on nous donne un peu d'air, des prêts sans intérêt. Et ayant été directement touché par la fermeture de Gentilly-2, on a fait des démarches auprès du Fonds de diversification», explique-t-il.

C'est dans ce contexte qu'est arrivé le «projet idéal» d'un incubateur. La vente de l'entrepôt à cette fin aurait alors permis d'éponger la dette d'un demi-million de dollars. Sauf que la Ville a décidé de renoncer à cet emplacement en raison de l'opposition de citoyens au changement de zonage.

«Ce fut une grosse déception pour notre conseil d'administration et nos membres. On peut comprendre que les citoyens aient des craintes et on aurait souhaité une meilleure information aux gens du secteur de Gentilly qui pensaient que l'enjeu n'était que de sauver le club de golf», confie M. Beaupré.

S'il ne cache pas que le projet d'incubateur aurait effectivement favorisé la consolidation de la coopérative, le président souligne que sa réalisation aurait eu pour effet de «revitaliser un milieu en déclin, faire du développement économique, aider les petits commerçants du coin et préserver une quiétude puisqu'il s'agissait de bureaux et de démarrage d'entreprises».

Selon lui, le maintien de la zone commerciale ouvre la porte à des projets tels qu'un garage avec une station-service, ce qui serait plus dérangeant qu'un incubateur pour le voisinage. «L'entrepôt est à vendre, on recommence à zéro», ajoute celui qui évoque maintenant des projets de partenariat avec un promoteur tout en envisageant une diversification des sources de revenus pour s'en sortir.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, juge qu'il est «de plus en plus difficile» de revenir en arrière dans le dossier d'un incubateur à cet endroit.

«Mes espoirs sont bas. J'ai été très surpris de l'opposition alors que ça s'apparentait davantage à une école qu'à une usine. On doit vivre avec ça», conclut celui qui poursuivra sous peu des discussions avec les partenaires financiers pour étudier les divers scénarios.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer