Plus de 35 000 $ amassés à Nicolet

Sébastien Fréchette et son fils Zacharie, de la... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Sébastien Fréchette et son fils Zacharie, de la Boulangerie Galoto de Nicolet, ont amassé plus de 1000 $ pour financer la recherche contre le cancer, en plus de nager tour à tour pendant douze heures

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(NICOLET) Environ 190 nageurs se sont mouillés, dimanche, pour amasser plus de 35 000 $ au profit de la recherche et de la lutte contre le cancer. Que ce soit en brasse, en crawl, en papillon, sur le ventre ou sur le dos, avec ou sans planche, les nageurs espèrent que leurs efforts feront une différence. Dans le cadre de la troisième édition de Mouille-toi pour le cancer, les 35 équipes enregistrées se sont donc succédé pendant douze heures dans la piscine de l'École nationale de police de Nicolet.

En novembre dernier, l'objectif avait été fixé à 18 000 $. Quelques semaines plus tard, l'objectif était déjà atteint. Il n'en fallait pas plus à Martine Côté, l'instigatrice de l'événement, pour hausser ses attentes à 25 000 $. Dimanche, elle avouait non sans plaisir que ce plafond avait également été défoncé. Il lui a donc fallu rehausser à nouveau la barre jusqu'à 30 000 $. À 19 h, dimanche, ce sont plus de 35 040 $ qui avaient été amassés, une somme remise au Relais pour la vie Nicolet-Bécancour de la Société canadienne du cancer.

«Cette année, c'est la plus grosse année en terme de participants et d'équipes inscrites», se réjouit Mme Côté en sortant de la piscine. Celle qui, le matin même, perdait son amie et sa voisine, emportée aux petites heures par le cancer, avoue que Mouille-toi pour le cancer commence à être «big». Déjà, les organisateurs tablent sur la prochaine édition, une quatrième qui pourrait entraîner son lot de surprises et de nouveautés. Si Mme Côté n'a pas voulu élaborer davantage sur le sujet, préférant laisser ses idées dans le secret des dieux, elle n'en démord pas sur un point: Mouille-toi pour le cancer est là pour rester, tant et aussi longtemps que le cancer fera des victimes.

«On est en période d'austérité, mais le cancer, lui, ne connaît pas ça, l'austérité. Aujourd'hui, on se mouille pour faire une différence. Moi, dans la vie, j'ai fait une promesse à quelqu'un qui est décédé du cancer, je lui ai dit que je voulais faire la différence. Ce matin, j'ai perdu quelqu'un d'autre, qui est décédée aussi, alors voilà pourquoi je veux ramasser des sous pour la recherche et pour le bien-être des gens qui sont atteints du cancer. Lorsqu'on se mouille, ce n'est pas pour rien, c'est pour faire la différence.»

Des nageurs en provenance d'un peu partout au Québec se sont jetés à l'eau hier, de Montréal à Québec en passant par Lac-Mégantic, Trois-Rivières, Bécancour et Nicolet. «Le cancer n'a pas de frontières, notre défi non plus. Cette année, c'est un défi collectif», signale Mme Côté en bénissant l'apport inestimable de la trentaine de bénévoles sans qui cette activité n'aurait pu avoir lieu.

Parmi les participants, Sébastien Fréchette et son fils, Zacharie. Propriétaire de la boulangerie Galoto du boulevard Louis-Fréchette à Nicolet, M. Fréchette et son équipe ont récolté plus de 1000 $ en vendant des biscuits au pain d'épice affublés d'un maillot de bain. Pour chaque biscuit écoulé, 1,50 $ était remis au défi Mouille-toi contre le cancer. «Nous avons doublé notre objectif de biscuits vendus», mentionne M. Fréchette.

Pendant douze heures, père et fils, épaulés par les autres membres de son équipe, ont donc enchaîné les longueurs de piscine sans se décourager, même s'il avoue ne pas y baigner comme un poisson dans l'eau. «Il y a vraiment une différence entre barboter et nager», laisse-t-il tomber en riant.

«Je me mouille parce que de fil en aiguille, il y a toujours quelqu'un que l'on connaît qui va être atteint du cancer. L'une de mes amies a perdu ses deux parents qui sont décédés du cancer. Et puis chez Galoto, on s'est toujours impliqué dans des causes sociales au niveau local. C'est notre vision. Le cancer, c'est une problématique qui touche pas mal de monde, on y pense souvent. Les chances sont grandes que quelqu'un dans mon entourage soit touché par ça, voire moi-même», mentionne M. Fréchette avant de replonger à l'eau.

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