Le Centre de la biodiversité échappe le Mont-Bénilde faute de 250 000 $

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.... (Émilie O'Connor)

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Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.

Émilie O'Connor

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Faute d'avoir trouvé les 250 000 dollars manquants avant la date butoir du 10 avril, qui avait déjà été repoussée, le Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour vient d'échapper le Mont-Bénilde.

L'offre d'achat qui était sur la table des Frères des écoles chrétiennes pour acquérir l'école secondaire ne tient plus et les intervenants au dossier se donnent une trentaine de jours pour explorer un partenariat public-privé (PPP). C'est le maire Jean-Guy Dubois qui en a fait l'annonce, lundi soir, lors de la séance publique du conseil municipal.

Celui-ci dit craindre ouvertement qu'un acheteur privé mette la main sur l'ensemble du complexe en avançant les millions de dollars nécessaires. Mais le projet du Centre de la biodiversité ne comprenait pas «les terrains en bas de la côte», d'où la valeur plus modeste de l'offre d'un million cinquante mille dollars.

Selon les plans, l'aile ouest aurait été équipée d'un vaste poste d'accueil en mesure de recevoir les visiteurs. À cela se seraient ajoutés des locaux propices à l'hébergement d'expositions itinérantes et permanentes, entre autres un mini-insectarium, ainsi que des ateliers dédiés à la construction de décors. Les deux gymnases et la palestre auraient été transformés en salles de conférence. Quant aux bureaux donnant sur la façade, ils auraient été loués à des organismes communautaires, parapublics et à des entreprises. On caressait même l'idée d'ériger sur le toit de la bâtisse une tour d'observation.

Encore récemment, les dirigeants du Centre de la biodiversité parlaient de cette acquisition comme étant incontournable pour la pérennité de l'organisme. Trop petites pour accueillir de nouveaux projets d'expansion, les installations de l'avenue des Jasmins ne répondent plus à l'augmentation des entrées au tourniquet, de l'ordre de 10 % à 15 % par année. D'autant plus que le droit d'usage dont dispose le Centre sur la forêt à proximité prend fin en 2022. «Cinq ans suivant son agrandissement, le Centre a atteint sa capacité d'accueil. Il faut s'agrandir», a répété dernièrement la directrice générale, Carole Bellerose.

Jusqu'à présent, la Ville était prête à injecter une somme de 300 000 dollars dans le projet tandis qu'un montant de 450 000 dollars provenait du Fonds de développement durable d'Alcoa. Une contribution de 50 000 dollars découlait du Pacte rural. «Il manquait 250 000 dollars. On ne l'a pas trouvé. On retombe à zéro. Ce n'est pas vendu. Mais ça continue à jaser», a indiqué le maire Dubois qui, néanmoins, se dit toujours intéressé à supporter le Centre de la biodiversité.

Autre impasse, c'est le projet d'incubateur qui a été rejeté par les citoyens vivant dans le secteur du club de golf Gentilly. «Il y aura un incubateur. Où? Je n'en sais rien», a admis le premier magistrat qui a tenu à refaire l'historique de ce dossier pour en justifier la pertinence. Mais, du même souffle, il a confirmé l'abandon de ce projet à cet endroit, ce qui aura pour effet de compliquer les choses du côté des sociétaires du club de golf.

Finalement, Jean-Guy Dubois a profité de la soirée pour revenir sur les attaques du maire Alexandre Cusson, de Drummondville, à son endroit. «Je veux garder la paix avec la région 17 et je vais le rencontrer», a-t-il simplement conclu, jugeant inutile toute réplique.

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