Le maire Dubois vise l'équilibre

Alors que la croisade de son homologue de Saguenay contre Greenpeace survient... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que la croisade de son homologue de Saguenay contre Greenpeace survient au moment même où les visions économique et environnementale s'affrontent devant le BAPE, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, vise plutôt l'équilibre entre «le besoin de propreté et le besoin de revenus».

«Chacun a sa façon de s'exprimer, avec sa couleur. Moi, j'ai une manière moins éclatante de réagir. Je ne peux pas juger sa sortie, ne connaissant pas le contexte, ni la question de Résolu, mais il ne faut pas seulement en faire un débat émotif», confie celui qui prône «un rationnel» basé sur les acceptabilités économique, environnementale et sociale.

Selon lui, c'est ce dernier volet qui peut devenir «très émotif» alors que les deux premiers peuvent être «faciles à démontrer par des chiffres». Mais parce que, dit-il, «c'est un débat d'experts et presque mondial», la création d'une société d'État serait de mise pour encadrer les enjeux énergétiques.

Du même souffle, M. Dubois croit que «c'est 20 % des gens qui font 80 % du bruit». «Mais je représente 100 % des gens et on reçoit toutes sortes de signaux différents», a-t-il souligné.

Celui-ci reconnaît que les écologistes jouent «un certain rôle utile pour que nous fassions attention à notre planète». Mais il rappelle que selon Aristote, «la justesse se trouve entre le trop et le pas assez».

Appui contesté à Stolt

Après avoir fraîchement exprimé son appui au projet de Stolt LNGaz devant le BAPE, le conseil des maires de la MRC de Bécancour s'est fait reprocher par des citoyens d'ouvrir la porte aux hydrocarbures et de ne pas encourager le développement des énergies vertes.

«Si on embarque là-dedans, on embarque dans le gaz. On ne prend pas du tout le virage vert», a lancé Diane Noury lors de la dernière séance publique.

Mais le préfet de la MRC, Mario Lyonnais, a répliqué en affirmant «qu'on a besoin d'emplois et que la Ville a besoin de taxes». «Et on n'a pas eu de demandes d'industries vertes», a-t-il indiqué.

Celui-ci dit s'en remettre au BAPE «qui décidera». «On laisse aller le BAPE. On ne peut rien y faire d'autre. La compagnie semble être correcte à bien développer», soutient le maire de Sainte-Françoise.

Un autre citoyen, Jean-Pierre Leduc, lui a alors demandé s'il croyait aux changements climatiques. Tout en lui répondant dans l'affirmative, M. Lyonnais a signifié qu'il ne voulait pas «entrer dans ce débat-là».

«Si on croit aux changements climatiques, on n'a pas le choix de s'éloigner des énergies fossiles. Ce n'est pas pour 20 jobs de plus ou de moins. Il ne faut pas laisser le BAPE dicter les choses. Il faut mettre nos culottes pour ce qu'on veut pour notre région. C'est à nos élus de commencer à prendre des décisions. Pourquoi on attend?», a conclu M. Leduc.

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