Une propriétaire réclame 958 438 $ à Bécancour

La Ville de Bécancour fait l'objet d'une plainte au tribunal... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La Ville de Bécancour fait l'objet d'une plainte au tribunal administratif du Québec, plainte déposée par Gisèle Ricard. Cette dernière réclame, de plus, une indemnisation de 958 438 $.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Propriétaire d'un vaste terrain vacant situé aux abords de l'autoroute 55, pile poil où la Ville de Bécancour projette de développer un ambitieux carrefour commercial, Gisèle Ricard vient de déposer une plainte devant le Tribunal administratif du Québec et réclame de surcroît la somme de 958 438 $ à l'administration municipale.

Le terrain occupé par sa famille depuis 1967 s'est vu étiqueté en décembre 2012 d'un avis de réserve pour fins publiques, interdisant ainsi tous travaux ou améliorations pour une période de deux ans. Qui plus est, Bécancour aurait laissé planer l'épée de Damoclès de l'expropriation à court terme.

«Notre terrain est situé à l'embouchure de la sortie Saint-Grégoire de l'autoroute. La Ville a décidé d'attirer des commerces à grande surface à cet endroit, donc elle nous a imposé un avis de réserve dans le cadre du Programme particulier d'urbanisme (PPU)», relate le fils de Mme Ricard, Carle Ricard. L'avis de réserve aurait eu pour effet de mettre fin aux négociations pour la vente du terrain à un promoteur de la région de Trois-Rivières, et non au promoteur envisagé pour la construction du carrefour commercial.

Après deux ans d'attente, l'avis de réserve a été levé. Mais comme la Ville de Bécancour commence à parler d'expropriation, les offres d'achat adressées à Mme Ricard sont soient déraisonnables, soient brouillonnes. C'est pourquoi la propriétaire réclame une indemnisation de 858 438 $, auxquels s'ajoutent 100 000 $ pour «troubles et ennuis».

La famille Ricard se dit prête à s'asseoir autour d'une table de médiation, sans quoi le Tribunal administratif du Québec tranchera. «Entre-temps, on pense qu'il pourrait être sage de la part du conseil municipal de Bécancour de surseoir à tout projet de développement sur ce terrain tant et aussi longtemps que toute la lumière ne sera pas faite dans ce dossier», croit M. Ricard.

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