Les 50 ans de «l'impossible Bécancour»

Devant plus de 500 convives, le maire de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Devant plus de 500 convives, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a remonté la haie d'honneur formée par les musiciens du Marching Band Les Seigneuries avant de lancer officiellement les festivités entourant le 50e anniversaire de la Ville.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Le pendule du temps a momentanément arrêté sa course, samedi, à la salle Yvon-Guimond de Bécancour, alors que plus de 500 convives s'étaient donné rendez-vous pour le coup de semonce des festivités entourant le 50e anniversaire de la Ville. Une brochette de dignitaires et de citoyens endimanchés se sont entassés dans une salle aux airs de ballroom, visiblement trop petite pour contenir la fierté des Bécancourois.

Le maire Jean-Guy Dubois était aux anges lorsqu'il est monté sur scène pour réchauffer l'auditoire. L'heure était à la fête du temps présent, aux souvenirs qu'on se remémore avec joie, à l'espoir de lendemains plus cléments. À ses yeux, cette noce d'or entre la Ville et ses citoyens est une preuve que Bécancour, cette «impossible Ville», est destinée à un avenir brillant.

«C'est une impossible Ville, Bécancour. Ramasser six communautés et, du jour au lendemain, dire qu'on en fait une ville, c'est un exploit. Et l'histoire n'a pas fini de s'écrire. Bécancour, c'est une histoire d'avenir qu'on est en train d'écrire en présence des gens qui l'ont bâtie. Bécancour, aujourd'hui, ça s'appelle appartenance, ça s'appelle générosité. S'il y avait un indice de bénévolat parmi les municipalités du Canada, je suis convaincu qu'on serait parmi les cinq premières. Bécancour, aujourd'hui, c'est la solidarité rurale dans un climat urbain.»

Dorénavant, pour M. Dubois, les mots d'ordre sont «patience» et «confiance». Même si la Ville traverse actuellement une saison économique plus difficile, l'avenir n'est prometteur qu'à ceux qui se lèvent debout. «On vit une période moins drôle, on a perdu beaucoup d'emplois, mais on se tient, on est fait pour aller loin.»

Présent à la cérémonie d'ouverture, Maurice Richard ne cachait pas son enthousiasme en abondant dans le même sens. Pour celui qui a occupé le poste de premier magistrat pendant plus de 27 ans et qui siège actuellement comme président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, deux défis devront être relevés dans les années à venir afin que Bécancour s'inscrive sur la longue ligne du temps, soit le développement industriel et l'enracinement social.

«Dans 50 ans, je vois Bécancour avec des citoyens satisfaits. Aujourd'hui, les gens veulent deux choses: gagner leur vie et la vivre. Gagner sa vie, ça veut dire faire des investissements, trouver à proximité des centres de formation, un endroit où travailler, faire vivre sa famille. Voilà un des buts du parc industriel de Bécancour qui génère 43 % des revenus de la Ville. Après cela, il faut développer ici une qualité de vie fantastique. C'est le défi de l'avenir», estime M. Richard.

Née d'un «mariage heureux» entre 11 municipalités rurales en 1965, Bécancour serait demeurée lettre morte n'eut été de la volonté du gouvernement Lesage de favoriser l'installation de l'aciérie Sidbec sur les berges du Saint-Laurent. Même si Sidbec changera son fusil d'épaule et fusionnera avec l'industrie Dosco à Contrecoeur, la pierre d'assise du pont Laviolette avait déjà été jetée sur la rive nord du fleuve. Trop tard, Bécancour était née, et avec elle le seul parc industriel gouvernemental au Canada.

«Malgré des erreurs de parcours, 50 ans plus tard, c'est toute la région qui est gagnante», résume M. Richard.

Un chapelet d'activités s'égraineront jusqu'en novembre pour consommer ce mariage entre les six secteurs de Bécancour et ses citoyens.

À court terme, le Comité organisateur des Fêtes du 50e invite la population à une conférence gratuite animée par l'historien Jacques Lacoursière le 28 mars à 19 h à l'église de Précieux-Sang. Activité phare, le 24 juin aura lieu l'inauguration de la Place du 50e au quai de Sainte-Angèle-de-Laval. La programmation détaillée est disponible au www.becancour.net.

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